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27/10/2003

NeoGroupe - Entretien avec Philippe Halin

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NeoSoft est une société française spécialisée dans le développement de logiciels dans le domaine audio et radio. A l'occasion du NAB European Radio Conference, Philippe Halin, directeur a livré à RadioActu son point de vue sur les évolutions de la radio.

Philippe HalinRadioActu : Seule société française présente sur le NAB European Conference, pouvez-vous nous dresser un portrait de NeoSoft et de vos objectifs à court terme ?
Philippe Halin : NeoSoft est née d'une constatation sur les marchés français et européens : la manière de développer du logiciel a évolué et doit être plus proche du client. Cela veut dire que distribuer un logiciel "standard" pour tous les utilisateurs est une méthode révolue. On se rend compte aujourd'hui sur nos marchés que les clients attendent des logiciels qui s'adaptent à leur exploitation et non l'inverse. Le deuxième axe de la société est de fournir un niveau de qualité élevé sur ses produits et services, en employant des gens dont le métier est l'informatique avant tout. Nous souhaitons appliquer des critères communs dans l'industrie par exemple, au secteur de la Radio.

NAB European Radio ConferenceRA : Vous êtes dans le secteur de la radio depuis longtemps, pourquoi choisir le NAB comme première exposition ?
P. H. : Cela provient de mon expérience personnelle, ayant été formé pour l'international , et ayant toujours travaillé en grande partie à l'étranger. Se cantonner au marché français est réducteur si l'on a de bons produits. Il y a certaines manières de travailler à l'international, et le NAB c'est cela par excellence. C'est une conférence qui permet de développer un réseau de relations, d'apprendre ce qui se fait "ailleurs" et de promouvoir ses activités auprès de décideurs. On y voit des personnes auxquelles on n'aurait pas accès habituellement avec une démarche commerciale classique. Donc cela permet de voir effectivement quelques français habituellement inaccessibles. Cette année d'ailleurs nous avons été relativement déçus par la présence française, qui doit être d'environ 12 personnes sur 600 participants. A titre de comparaison, il y a autant d'ukrainiens qui sont venus, sans parler des 20 ou 30 personnes du Danemark par exemple. Il est dommage que nos compatriotes ne pensent pas à sortir du pays de temps à autres.

RA : Quelles sont vos stratégies pour l'avenir ? Vos ambitions ?
P. H. : Etre très efficaces dans nos développements et écrire des logiciels correspondant au fonctionnement de nos clients du secteur radio, en évitant la précipitation. Respecter nos plannings de développement. Pour le moment nous ne nous intéressons pas du tout à l'audio car d'autres le font déjà très bien, et nous n'avons pas besoin de nous y positionner. En revanche, nous avons des logiciels traitant des données texte ou d'organisation, notamment au niveau programmation musicale, mais aussi gestion de stocks pour des matériels, inventaires... Des choses qui n'ont rien à voir avec l'antenne mais qui font partie de l'organisation des business que sont les radios.


Neogroupe RA : Par rapport aux conférences proposées au NAB, stratégie, relations publiques, radio numérique, web, évolution des formats, jeux d'antenne, nouveaux talents, animateurs, quelle est selon vous la clé du succès d'une radio en France ?
P. H. : Plusieurs choses : Tout d'abord le marché français est maintenant organisé et stable après vingt années d'existence. Il y a dorénavant peu de modifications majeures du secteur. Les changements importants qu'il pourrait y avoir seront initiés soit par la loi, soit par des directives européennes, si un jour des régulations sont faites à ce niveau. Les radios de notre marché sont donc occupées à optimiser leur fonctionnement et leurs coûts d'exploitation. Ensuite, à mon avis, il est extrêmement profitable pour une radio française de venir à ce genre de conférences, même si c'est cher, car cela permet de voir des gens qui ont des vues parfois radicalement différentes sur la Radio et de se donner des idées pour innover en permanence. Quand on reste uniquement à gérer le quotidien sans innover, c'est là qu'on perd pied. Donc par exemple, pour éviter d'être pris au dépourvu par des directives européennes, si un jour il en vient, il est intéressant de venir écouter un Jean Paul Baudecroux ou un Mark Mays (Clear Channel - le premier groupe de radios au monde en taille), même s'ils ne donnent pas leurs secrets de fabrication. Cela permet de se faire une idée et de voir quelles vont être les tendances futures. Et puis sur des points de détail, il y a beaucoup de conférences qui sont profitables. Par exemple, quelles promotions organiser pour drainer l'audience, avec des exemples variés de Suède, du Danemark, du Nigéria ou de pays d'ex-Europe de l'Est. Cette conférence nous a particulièrement intéressés car notre produit NeoWinners sert justement à organiser les promotions, les jeux antenne et à garder trace des gains et gagnants.

RA : Donc la clé c'est bouger et aller voir ailleurs pour mieux faire chez soi ?
P. H. : Voilà, c'est se donner les idées que l'on aurait pas forcément eues en restant chez soi. 

Philippe Chapot (philippe.chapot_at_radioactu.com) pour RadioActu

© MédiasActu · 2003 · Reproduction interdite sans autorisation

http://www.radioactu.com/actualites-radio/22382/neogroupe-entretien-avec-philippe-halin/

Philippe Chapot pour RadioActu

© MédiasActu · 2003 · Reproduction interdite sans autorisation

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