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C'est à l'occasion de la journée du numérique qui s'est déroulée ce mardi 3 janvier que le Comité DRF a rencontré pour la première fois la presse et les professionnels de la radio. Etaient notamment présents Joël Pons, président du Comité, Nagui, Alain Weill ou encore Xavier Nouaille.
"Il se passe quelque chose en France depuis hier, après deux ans de silence radio dépourvu de cadre juridique. Dans quelques jours, la radio numérique va pouvoir devenir légale et se développer en France. Il y a encore des gens qui pensent qu'ils ont quelque chose de nouveau en France et on va se rendre compte que cette richesse radiophonique n'a vraiment pas de limite grâce à l'utilisation du numérique qui va doubler l'offre de programmes", s'est félicité Roland Faure, en ouverture de cette conférence de presse. Pour sa part, Joël Pons, président du Comité DRF, a fait part de sa volonté "d'accélerer au mieux le processus de la numérisation en France". Il explique que "le monde entier est en train d'élargir son offre radiophonique sans crainte des nouveaux entrants. Qu'attend la France pour entrer dans l'ère de la radio numérique ? Peut on tolérer une couverture de 25% de la France en DAB ? Laisserons-nous s'installer un monopole 2 de la radio en France au détriment des auditeurs ? ", s'est interrogé Joël Pons. "La migration sera progressive et se fera sans lèser les opérateurs. La numérisation de la radio est inéluctable. La France est en retard, mais des signes forts nous confortent. Des volontés émergent pour entrer dans l'ère de la radio numérique et nous serons de plus en plus nombreux à soutenir ce mouvement". Michel Penneroux, président du comité commercial de DRM, a annoncé l'entrée du Comité DRF au sein du consortium DRM.
Pour sa part, Alain Weill, PDG de NextRadio, estime que "le numérique est important pour RMC Info et BFM, mais il y a une opportunité à saisir qui est celle de l'AM, car en France le potentiel de développement est très important". Il explique que, "concernant RMC Info, nous étions dans une optique d'arrêter les grandes ondes en raison des coûts de diffusion. On pensait que l'AM n'avait pas d'avenir. Aujourd'hui, l'opportunité de l'AM numérique nous a fait changer notre fusil d'épaule et nous avons décidé d'investir dans le numérique pour développer RMC Info, notamment dans le Nord de la France. Il estime également qu'"il est très important aujourd'hui de relancer l'AM analogique pour montrer le chemin de l'AM avant qu'il ne soit totalement oublié". Pour lui, "écouter des radios parlées en AM analogique, ce n'est pas gênant", une position partagée par Claude Wargnier. "Nous souhaitons démarrer notre diffusion en Simulcast dans un premier temps puis en numérique début 2004. Nous espérons aussi installer des réémetteurs sur 216 AM pour couvrir l'ensemble du territoire", a t-il indiqué.
"J'ai une vision beaucoup plus amatrice que ces grands professionels, mais aussi le sentiment de vivre quelque chose de nouveau", indique pour sa part Nagui, qui mène le projet Loisirs AM. "Il y a plus de créateurs ici que d'entrepreneurs qui ont l'intention de gagner de l'argent, car il va falloir d'abord équilibrer. Souhaitons simplement que les grands médias de ce pays ne voient pas d'un mauvais oeil ces radios qui vont picorer comme des oiseaux dans le marché publicitaire mais comme une ouverture du pluralisme". Nagui estime par ailleurs qu'"il y a un potentiel à développer. J'espère que les décisions qui ont été prises au plus haut niveau de l'Etat feront que les émetteurs TDF ne seront pas trop chers ou trop faibles, que le les agneces de pub vont jouer le jeu et que le gouvernement va communiquer sur l'AM. Concernant Loisirs AM, Nagui a précisé qu'il espérait démarrer au printemps, "mais je ferais les choses de manière pragmatique".
Xavier Nouaille, directeur des systèmes audionumériques de Radio France, estime quant à lui "qu'avec tous les produits que propose Radio France, le numérique permet plus de choix. Radio France souhaite être présent sur le s technologies qui permlettront d'atteindre le grand public". Il a rappelé que "Radio France participe aux essais DRM qui ont lieu dans le Massif Central. L'AM fait toujours partie des arcs que Radio France a. Nous avons une forte présence en AM". Xavier Nouaille estime que Radio France il ne faut pas que nous soyons partants tous seuls, comme ça a été le cas sur la FM. Nous devons tous être présents sur les bandes numériques, car c'est une façon de créer un marché". Enfin, Céline Merle-Béral du groupe Bolloré pour la Radio des Nouveaux Talents, explique que "Vincent Bolloré n'est pas réputé pour prendre des décisions s'il n'y a pas de perspective de réussite à court ou moyen terme". Selon elle, le projet de la Radio des Nouveaux Talents, "est complémentaire à celui que nous menons sur la télévision. Notre idée c'est que l'AM ne sera un succès que s'il y a une démarche collective". Elle a également indiqué que la Radio des Nouveaux Talents devrait démarrer ses émissions le 1er mars.
Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2004 · Reproduction interdite sans autorisation
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