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Alors que le conflit qui oppose les journalistes et la direction de Radio France est entré dans sa 14ème journée, la direction estime que "la confusion est impossible entre les revendications salariales et les travaux de mise en sécurité des locaux".
En effet, une centaine de journalistes s'étaient réunis ce lundi 9 février devant l'un des bâtiments qui accueillera prochainement des équipes de France Inter durant les travaux de mise en conformité des locaux de la Maison de Radio France. Ils ont expliqué que le montant d'un seul mois du loyer de ces locaux (350 000 euros), inoccupés depuis le mois d'août 2003, aurait pu permettre d'augmenter de 150 euros tous les journalistes de Radio France pendant 6 mois. Dans un communiqué, la direction de Radio France déplore "qu'au prétexte de conduire une opération de pure communication, certains aient cru devoir (...) pratiquer la désinformation sur les prétendues marges de manoeuvre budgétaires de Radio France". Elle estime que la comparaison entre la situation actuelle et le coût de slocaux loués est "un amalgame grave, au mépris de toute rigueur". La direction de Radio France s'indigne également "que la question de la mise en sécurité des locaux de la Maison de la Radio (...) soit mise en balance avec les revendications salariales, qui plus est, des seuls journalistes". Rappelant que le déménagement d'une partie des services de Radio France est rendu obligatoire par un arrêté de la Préfecture de Police, la direction indique que le loyer est payé de manière effective depuis le 15 septembre dernier. Selon la direction, ce slocaux ont depuis fait l'objet "des travaux techniques indispensables à l'installation de 400 personnes (...) en 4 mois, 50% des travaux ont ainsi été réalisés".
D'autre part, la direction de Radio France estime que "comparer (...) les coûts récurrents d'une mesure salariale et les coûts d'un chantier, fut-il de plusieurs années, dénote un réel manque de sérieux". Elle réaffirme que "c'est en raison de la situation saine de Radio France que le budget 2004 a pu être présenté en augmentation de 4,2 %, intégrant 2,9 % d'augmentation de crédits publics". Pour autant, la direction précise qu'elle ne dispose d'aucune marge de manoeuvre financière et budgétaire en raison de l'installation dans de nouveaux locaux et de l'achèvement du processus de numérisation qui "accaparent une part importante de ces crédits nouveaux". Par ailleurs, la direction de Radio France indique que "si une mesure salariale collective avait été possible, elle n'aurait pu (...) que s'envisager pour l'ensemble des personnels de Radio France, les journalistes n'ayant aucunement été plus pénalisés que d'autres catégories professionnelles dans les progressions de salaires constatées ces dernières années". Enfin, la direction de Radio France a déploré "l'affaiblissement grave du Service public de la radio par l'interruption ou la perturbation du service de l'information". Depuis le début de conflit, le mouvement de grève est diversement suivi dans les différentes antennes de Radio France. A France Info, radio la plus affectée par la grève, le taux de grévistes s'élèverait à 95% selon les syndicats et à près de 70% selon la direction.
Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2004 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/24856/radio-france-le-conflit-perdure/
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