PUBLI-INFO > RadioActu vous conseille 

Envoyez cet article à un ami
L'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), qui regroupe plusieurs dizaines d'associations familiales, s'est inquiétée de l'impact sur le jeune public de certaines émissions de radios diffusées en soirée, en particulier sur Skyrock. L'UNAF a formulé plusieurs propositions.
Selon une enquête réalisée d'avril à juin 2003 par le Collectif Interassociatif Enfance et Média (CIEM) auprès de 1025 jeunes de 12 à 18 ans et de 490 parents, 96% des jeunes interrogés, dont 56 % ont moins de 16 ans, déclarent écouter la radio. Plus de 60% des jeunes déclarent l'écouter tous les jours et un jeune sur deux entre 1 et 3 heures par jour. Les parents interrogés quant à eux disent à 86% connaître la radio qu'écoutent leurs enfants. "Ils ont cependant tendance à sous-estimer le temps que leurs enfants passent à cette écoute", estime le CIEM. Pour les filles comme pour les garçons le moment privilégié d'écoute se situe le matin et le soir. Ils sont encore un sur trois à déclarer l'écouter après 22 heures (plus les garçons que les filles, et plus les plus de 16 ans que les moins de 16 ans qui sont quand même 31%). Les radios jeunes arrivent très nettement en tête de classement, de leurs deux radios préférées NRJ serait la radio préférée des filles, citée par 55% d'entre elles, Skyrock celle des garçons, citée par 47% d'entre eux. Europe 2, qui attire davantage les plus de 16 ans, arrive en 3ème position suivie de Fun Radio. Selon le CIEM, "les parents ont tendance à sous estimer l'audience de Skyrock auprès de leurs enfants". Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Michel Meyer, directeur de France Bleu et auteur de "Paroles d'auditeurs", estime que "Skyrock tient un rôle de conseil et d'accompagnement social pour les perdus et les nouveaux damnés de la terre des quartiers".
Créé en juin 2001 à l'initiative de l'UNAF et de la Ligue de l'enseignement, le CIEM regroupe plus de 25 associations familiales laïques ou religieuses. L'objectif du CIEM est de constituer "un réseau de vilance" sur les formes de violence dans les médias. Après la délibération adoptée par le CSA en février dernier reléguant après 22h30 les programmes "susceptibles de heurter la sensibilité des auditeurs de moins de 16 ans", l'UNAF et le CIEM estiment qu'une telle mesure "doit s'inscrire dans une réflexion sur les effets de la médiatisation de la violence, du sexisme et des atteintes à la dignité humaine et sur les conditions de socialisation des enfants et des adolescents face à la multiplication des supports médiatiques". Se défendant de vouloir "appliquer à l'influence des médias un schéma simpliste", le CIEM estime que "si l'offre radiophonique pour les jeunes était pluraliste et diversifiée, il n'y aurait pas de raison de redouter leur influence, l'influence des unes contrebalancerait celle des autres". Le CIEM explique que "la caractéristique de l'offre radiophonique actuelle est que, paradoxalement, le libre jeu du marché induit des phénomènes de mimétisme entre les acteurs et de standardisation des contenus".
En décembre dernier, un séminaire organisé par le CIEM a mis en avant "l'urgence d'analyser et de réfléchir sur la place de la radio qui n'a jamais été aussi grande dans la vie des jeunes et des adolescents en particulier". Selon le CIEM, les adultes "connaissent mal les consommations médiatiques des enfants et des adolescents [et] la façon dont ils les reçoivent". Le CIEM a formulé des propositions pour que soient réservés aux plus jeunes "des espaces non pas aseptisés mais respectueux, et leur permettant de grandir à leur rythme". Le CIEM souhaite ainsi que les programmes pouvant poser problème aux jeunes adolescents soit repoussés au-delà de 22h30. "Plus largement la programmation radio doit tenir compte du rythme de vie des enfants qui constituent une part non négligeable de leur public", poursuit le CIEM. Le Collectif souhaite également que "les projets éditoriaux prennent en compte la demande d'information, d'expression des jeunes tout en leur tenant un discours responsable". Il s'est prononcé en faveur d'un renforcement de l'offre publique des programmes spécifiquement destinés aux enfants. Il propose ainsi que des moyens soient investis dans la création d'un Observatoire permanent de l'environnement médiatique des jeunes et que se poursuive le dialogue avec les chercheurs, médecins, éducateurs sur le terrain, professionnels des médias et les institutions compétentes telles que le CSA.
Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2004 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/25515/unaf-les-jeunes-et-l-influence-de-la-radio/
Thibault Leroi pour RadioActu
© MédiasActu · 2004 · Reproduction interdite sans autorisation
Partager
Faire un lien
Blogger
Le même jour
RFM - Bruno Roblès reçoit Maurane
09/03/2004NRJ - Un documentaire sur Planète
09/03/2004
Flash









