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Avec une audience record de 4.4%, RMC connaît sa meilleure audience depuis 12 ans. Dans un entretien accordé à RadioActu, Alain Weill, PDG de RMC, affiche sa satisfaction et a par ailleurs évoqué le Plan FM 2006.
RadioActu : 4.4% d'audience cumulée : c'est un résultat qui confirme la progression de RMC et qui valide les choix opérés pour cette rentrée ?
Alain Weill : Nous enregristrons la plus forte progression de toutes les radios, puisque nous progressons de 26% en audience cumulée. C'est une chiffre qui se voir rarement d'une année sur l'autre. Nous avions dit 4 points pour 2004 et avec un peu d'avance nous dépassons notre objectif. Nous avions le sentiment, dès la mise en place de la grille de rentrée, que cette cuvée serait bonne. Nous en avions la perception à l'écoute de la radio, sans avoir de chiffres. On trouvait que ça tournait rond et que nous avions une grille cohérente et mature. Cohérente car nous sommes info et opinion de 5h à 14h, ce qui est assez original. Et puis l'après-midi, RMC est sport de 16h à 23h, ce qui donne à notre grille une grande lisibilité. Je crois que les auditeurs reconnaissent notre style et notre personnalité qui est perceptible à l'écoute. RMC existe vraiment et contribue à enrichir le paysage radiophonique. Nous avons cherché à faire des programmes de qualité qui répondent aux attentes des auditeurs, et manifestement, nous avons bine convaincu.
RA : C'est pourtant un pari risqué de scinder une grille en deux et de la rendre assez restrictive...
A. W. : En apparence c'est risqué, parce que l'on pourrait dire quez l'on a essayé de faire deux radios en une. Mais la réalité est un peu différente, car le public qui s'intéresse au show d'information et d'opinion le matin et celui qui s'intéresse aux émissions de sport l'après-midi est en grande partie le même. Nous séduisons aussi ceux qui écoutent d'autres radios d'information mais qui ont envie de sport l'après-midi. Globalement, nous nous adressons à la même cible, c'est-à-dire plutôt masculine, plutôt CSP+ et plutôt jeune. Nous avons beaucoup rajeuni, ce qui est très encourageant. C'est à nous d'avoir les programmes qui plaisent aux gens, qui nous font confiance et qui viennent nous écouter. Nous avons plus que doublé l'audience de RMC depuis que nous l'avons reprise, ce qui est une tendance totalement contraire à celle de nos confrères. Nous avons démontré qu'il n'y avait pas de situation impossible.
RA : Sur les 3 UDA Sud, malgré l'abandon de l'image de radio de Sud, RMC devance toujours Europe 1 et RTL. Il semble qu'il y ait toujours un attachement à cette radio dans le Sud ?
A. W. : Oui, de même que RTL et Europe 1 sont des radios du Nord. C'est vrai que nous avons des racines solides dans le Sud. Notre image est très forte dans le Sud, comme celle de RTL est très forte dans le Nord. RTL fait 80% de son audience sur les 6 UDA Nord. Nous faisons 70% de notre audience sur les 3 UDA Sud, mais c'est aussi parce que nous n'avons pas beaucoup d'émetteurs dans le Nord. Dans le Sud, où nous sommes à égalité avec nos concurrents, nous faisons jeu égal. C'est pour cela qu'il est important pour nous d'avoir des émetteurs dans le Nord où nous savons que les auditeurs sont prêts à écouter RMC et où la marque RMC fonctionne. A Paris, nous avons une progression très forte et régulière. Dans le bassin parisien Est et en Champagne-Ardennes où nous émettons depuis un an, nous progressons fortement. Notre objectif est de nous installer dans le Nords, et en particulier à Lille parce que c'est un symbole. C'est la 4ème ville de France, et je crois que pour le pluralisme de l'information, il serait bon que les gens aient le choix entre trois radios d'information privées, comme ils l'ont dans le Sud .
RA : Est-ce que le poids de l'audience que vous réalisez dans le Sud sur les grandes ondes ne joue pas en votre faveur, et soit à contrario défavorable dans le Nord ?
A. W. : Bien sûr. Avoir une fréquence grandes ondes n'est pas négatif. La qualité pour une radio talk sur l'AM est très bonne, donc c'est un avantage. Sur les ondes moyennes, ce sera plus difficile car il n'y a pas d'habitude d'écoute, mais c'est un pari sur l'avenir et notamment sur le numérique. Nous voulons prendre date et maîtriser l'AM numérique dans sa totalité.
RA : Quel est votre position par rapport au Plan FM 2006 du CSA ? Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'un combat d'arrière-garde alors que nous sommes à l'aube du numérique ?
Non, parce que le numérique ce sera une réalité dans 10 ans, le temps que les gens s'équipent de A. W. : nouveaux récepteurs, que l'AM numérique démarre. C'est assez long, nous nous y préparons, mais d'ici là, nous voulons pouvoir appuyer notre développement sur la FM. Si nous voulons réussir en numérique demain, il faut déjà que nous soyons connus. C'est pour ça que nous ne voulons attendre pour nous installer.
RA : Concernant BFM, la station se porte bien et va être bénéficiaire cette année...
A. W. : Oui, elle va connaître les premiers bénéfices. Ca fait plaisir de voir que nous avons su consolider ce groupe qui encore fragile car il est tout jeune. Notre projet stratégique démontre qu'il est pertinent et qu'il y a une attente du public pour des radios qui parlent et des radios d'information assez pointues. BFM doit pouvoir continuer à s'installer et à se développer. Il y a encore beaucoup de villes de 100, 150 ou 200 000 habitants dans lesquelles BFM ne peut pas être entendue.
RA : Après les derniers résultats de RMC, est-ce que vous avez revu vos objectifs à la hausse ?
A. W. : Nous sommes volontaires, alors disons pour 2005, 5 points ! Et puis 2006, on verra...
Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2004 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/36163/rmc-entretien-avec-alain-weill/
Thibault Leroi pour RadioActu
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