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Le CNRA (Conseil national des radios associatives) a répondu au questionnaire FM 2006 du CSA. Il demande notamment que les toutes les précautions soient prises pour la mise en place du nouveau plan hertzien.
Le CNRA s'est dit favorable au remaniement du plan FM en France, mais pas à n'importe quel prix. "Le nouveau plan de fréquences ne peut intervenir qu'en apportant des ajouts positifs, une augmentation du nombre de fréquences exploitables, l'amélioration des zones de couvertures", affirme-t-il. Car, pour lui, le but d'un tel projet réside dans la sauvegarde des acquis de chaque opérateur, et plus particulièrement ceux des 245 radios qu'il représente. C'est pourquoi le CNRA recommande la plus grande précaution dans la mise en place de ce nouveau plan. Une concertation permanente effectuée tout au long de cette mise en place mais aussi après semble, selon lui, un moyen efficace d'y parvenir. Cette mesure permettra de contrôler que "les nouvelles mesures n'iront pas à l'inverse des souhaits exprimés ni se faire au détriment de certains opérateurs". Sur le plan de la définition des couvertures, le CNRA suggère une répartition au cas par cas pour les radios de catégorie A de façon à "mettre en cohérence la zone de couverture avec les objectifs de communication". Une telle démarche constitue, pour leur représentant, l'unique solution des radios associatives pour péréniser.
Le corrolaire de ce principe de précaution est pour le CNRA celui de la progressivité.Conscient des retards et des problèmes rencontrés par les radios membres de son association, il ne conçoit pas un changement brutal, en particulier concernant les rapports de protection. La "vétusté du parc de récepteurs en zone rurale" et les problèmes techniques rencontrés viennent justifier cette opinion. Le Conseil met en avant une disparité des rapports de protection entre un opérateur de catégorie A et un opérateur privé national. Disparité qu'il retrouve dans les paramètres de modulation. Par ailleurs, le CNRA pointe du doigt les perturbations provoquées par une puissance multiplex trop élevée même "entre des émissions pourtant espacées de 300 Khz". "Seul le temps jouera en faveur d'une révison des rapports de protection" affirme t-il. Le CNRA réclame néanmoins dès à présent une limitation de la puissance multpilex à + 6 dB, estimant la mise en place de cette règle "indispensable". Une limitation à +3 dB reste toutefois, à ses yeux, bien plus "souhaitable ". D'autre part, le CNRA conçoit une possibilité d'excursion produite par la modulation de plus ou moins 75 KHz à la condition qu'elle soit "strictement respectée". Mais il ne la conçoit qu'à la condition que les opérateurs non équipés de matériel de contrôle s'équipent. Dans le cas contraire, il conseille que ces derniers ne se contentent d'une excursion réduite à plus ou moins 60 KHz. Enfin, le CNRA relève une contradiction dans le processus d'attribution proposé par le CSA : il n'est en effet pas possible d'attribuer des groupes de fréquences à des opérateurs afin de diffuser un même programme. Car, selon lui, cela supposerait un changement du déroulement de l'appel d'offre. "Il faut d'abord étudier les besoins en couverture des opérateurs puis déterminer les fréquences nécessaires à chaque opérateur, cela sous-entend qu'ils sont déjà sélectionnés ", explique le CNRA. Or les textes en vigueur empêchent l'instance de régulation de le faire. Dans le cas où cette proposition soit possible, le CNRA recomande une "concertation stricte pour éviter l'éviction des radios locales associatives".
Damien Leboulanger (damien.leboulanger_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2005 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/40585/cnra-les-radios-associatives-pronent-le-principe-de-precaution/
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