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Inauguration du salon "le Radio"
Je suis particulièrement heureux d'inaugurer ce Salon " le Radio " qui s'est imposé en deux ans comme un rendez-vous annuel incontournable pour les professionnels de la radio et pour tous ceux qui s'intéressent à ce média et à son évolution. Félicitation pour ce succès à Antonio Morais Directeur du salon, à Maurice et Philippe Chapot qui l'organisent. Merci de m'avoir proposé, cette année encore, d'ouvrir officiellement cet événement à dimension européenne : le seul salon dédié à la radio aux couleurs de l'Europe. Je salue la présence de représentants du Parlement européen, le chef du département Audiovisuel notamment, l'UER (Union européenne de radio et de télévision). Ainsi que l'ensemble des exposants.
Cette manifestation est particulièrement intéressante. Chaque année, elle permet de faire le point sur la radio, qui a une place prépondérante dans notre vie à tous - 83% des Français l'écoutent au moins 3 heures par jour et presque la quasi-totalité des foyers ont au moins un poste de radio. Chaque année, ce salon est l'occasion de réunir tous les acteurs de la radio et de se pencher sur les chantiers en cours, les perspectives et les défis pour l'avenir. Chaque année, le programme que vous proposez est donc riche et dense.
Cette édition 2005 aborde encore beaucoup d'aspects liés à la radio : des aspects de contenu, c'est évidemment un point important, la qualité et la diversité des émissions et des programmes sont des objectifs essentiels. La satisfaction des auditeurs en dépend.
Autre thème largement développé sur fond de convergence des supports de diffusion : les mutations technologiques qui se dessinent pour la radio. Nous devons les préparer.
Je pense aux nouveaux acteurs du paysage radiophonique que sont aujourd'hui les web radios mais je pense aussi au numérique, une évolution inéluctable à laquelle vous consacrez d'ailleurs une journée entière de débats. Il n'y a aucune raison -alors que la télévision numérique est devenue une évidence- que la radio demeure dans le monde analogique, un monde voué à l'extinction d'ici à quelques années. Il n'y a aucune raison pour que la radio ne bénéficie pas de ce nouveau support qui élargira l'offre de programmes gratuite par auditeur et amplifiera son accessibilité dans tous les lieux de notre quotidien. N'oublions pas que, les Franciliens mis à part qui ont accès à une cinquantaine de radios, l'auditeur moyen n'en reçoit qu'une vingtaine et un tiers des Français moins de 10. Le développement de la radio numérique, qui peut être un moyen de réparer cette inégalité, est donc pour le CSA un enjeu majeur en 2005 - comme l'a été le lancement de la TNT. Il fallait un cadre juridique adapté pour la radio numérique. C'est chose faite notamment grâce aux efforts du Club de la radio numérique, du Gouvernement et du Parlement. La loi " Communications électroniques " du 9 juillet dernier a en effet mis en place un cadre juridique pérenne pour la radio numérique. Conformément aux dispositions de la loi, nous allons lancer prochainement une consultation publique pour recueillir l'avis des différents acteurs. Un point de départ essentiel pour une concertation constructive entre les différents opérateurs. Nous devons ensemble trouver la ou les voies pour le déploiement de la radio numérique dans notre pays.
Autre espoir pour accroître le nombre de radios par auditeur français : la refonte de la bande FM dans la perspective de l'arrivée à échéance de la plupart des autorisations entre 2006 et 2008. Piste intéressante qui devrait faire gagner de la place, dégager une marge de manoeuvre pour remédier à la saturation de la bande FM. Vous le savez, le CSA travaille à cette replanification depuis un an, date à laquelle nous avons créé un groupe de travail spécifique, " FM 2006 ". Une consultation publique a été lancée en octobre dernier, les réponses nous sont toutes parvenues au 31 janvier. C'est une trentaine de contributions qui proviennent essentiellement d'organisations professionnelles, d'éditeurs et de diffuseurs : nous publierons une synthèse de ces réponses dans les prochaines semaines. Je laisse le soin à Philippe Levrier, membre du Conseil qui préside le groupe de travail " FM 2006 ", d'en parler plus précisément dans le cadre du débat auquel il participe demain, ici au Salon.
Voilà, en quelques mots, les chantiers sur lesquels je voulais insister. Notre objectif concernant la radio, vous l'aurez compris : enrichir et diversifier encore le paysage radiophonique français, qu'il soit porteur de nouveautés. Une exigence qui s'impose dans l'intérêt des auditeurs. Tous les Français doivent pouvoir avoir la plus grande liberté de choix possible, avoir accès à l'offre de programmes la plus élargie possible, notamment en matière d'offre gratuite. C'est cette même exigence qui a mobilisé le Conseil et qui explique notre détermination dans la mise en place de la télévision numérique terrestre. C'est l'intérêt général qui fonde la vocation du régulateur, c'est l'intérêt général qui détermine nos décisions et notre action.
Beaucoup d'autres sujets vont être développés et discutés dans le cadre de ce salon : des sujets économiques, techniques, des sujets liés à la formation des professionnels de la radio... Je vous souhaite donc un excellent salon et espère que ces échanges feront avancer les choses. Merci de votre attention.
9 mars 2005
Paris, le 7 février 2005
Extrait des décisions du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Seul la décision originale fait foi.
Source : http://www.csa.fr/
http://www.radioactu.com/actualites-radio/41322/csa-intervention-du-9-mars-2005/
Extrait des décisions du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Seul la décision originale fait foi.
Source : http://www.csa.fr/
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