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Arnaud de Saint Roman, directeur du département Radio de Médiamétrie, revient sur les évolutions de la mesure de l'audience radio en France, après la publication des premiers résultats de l'enquête 126 000.
RadioActu : Médiamétrie vient de publier les premiers résultats de l'enquête 126 000 Radio. Qu'est ce qui diiférencie cette enquête de la 75 000 + ?
Arnaud de Saint Roman : Ce qui ne change pas, c'est la méthodologie. Le questionnaire est le même, à la virgule près. Ce qui change, c'est un saut quantitatif : il y a plus de personnes interrogées. Sur cette vague, nous avons interrogé 33 000 personnes, dont 30 000 pour les résultats lundi-vendredi. Sur la vague novembre-décembre 2004, nous n'avions que 18 000 personnes. Nous avons donc augmenté la taille de l'échantillon de 68%.
RA : De manière concrète, comment se traduit cette augmentation de la taille de l'échantillon ?
A. de S.R. : Par une meilleure précision des résultats. C'est à dire que les résultats sont affinés en terme d'intervalle de confiance. Si nous prenons l'audience du média radio, l'intervalle de confiance était de +/- 0.9 sur la vague précédente. Aujourd'hui, avec la 126 000, nous passons à un intervalle de confiance de +/- 0.6 point. Cet intervalle de confiance se réduit également propotionnellement sur les résultats d'audience des stations. Par exemple, pour une station qui fait 10 points, l'intervalle de confiance sera à +/- 0.4, donc ses résultats seront compris entre 9.6 et 10.4. L'autre intérêt, c'est qu'en interrogeant plus de monde, nous sommes encore mieux répartis sur le territoire français. Sur cette vague, les interviews ont touché 1 000 communes supplémentaires et concernent au total près de 8 680 communes. La dernière vague ne concernait que 7 650 communes. Il y a donc plus de dissémination géographique.
RA : Il s'agit bien de 126 000 personnes interrogées sur l'année, et non pas sur une suele vague ?
A. de S.R. : Oui. Il y a deux vagues trimestrielles de 33 000 personnes et deux vagues bimestrilles de 30 000 personnes.
RA : Quels sont les faits marquants de cette vague ?
A. de S.R. : Une assez grande stabilité des résultats de l'audience de la radio. Nous avons par ailleurs une augmentation de l'audience de la radio sur certaines cibles, en particulier sur les 25-34 ans, avec une progression de l'audience cumulée de 1.1 point sur la dernière vague, tandis que la durée d'écoute augmente de 8 minutes, de même que chez les CSP+. Ce sont deux bonnes cibles de la radio. Sur les agrégats, contrairement à ce que j'ai pu lire aujourd'hui, il n'y a pas vraiment d'érosion sur les généralistes. Il y a un léger recul, mais nous sommes dans l'intervalle de confiance. Par ailleurs, le quart d'heure moyen était à 5% il y a un an, aujourd'hui il est à 4.9%. Ce n'est pas un effondrement. Ce qu'on voit nettement, c'est une progression de l'audience des programmes locaux et des thématiques.
RA : Au delà de ces résultats, quelles sont les évolutions ultérieures que l'on peut attendre de l'enquête ?
A. de S.R. : Ce n'est pas trop à l'ordre du jour pour le moment. On digère la 126 000 qui était un gros pas en avant, y compris d'un point de vue financier. Le marché a financé un saut quantitatif et se donne encore plus les moyens de suivre ses audiences. Par ailleurs, le 28 avril, nous publierons les résultats du Panel Radio dans lequel nous reviendrons notamment sur l'écoute de la radio en voiture, à domicile et sur le lieu de travail.
Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2005 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/43044/mediametrie-entretien-avec-arnaud-de-saint-roman/
Thibault Leroi pour RadioActu
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