PUBLI-INFO > RadioActu vous conseille 

Envoyez cet article à un ami
RA : Quel a été le rôle de Streamakaci dans les nouveautés présentées par A2PRL ?
Stéphane Lacombe : Au niveau d'A2PRL c'est relativement simple : nous avons construit un système depuis deux ans qui est de desservir le maximum d'abonnés possible en FTP. Donc cela demande de construire des plateformes relativement solides dans la mesure ou les flashs audio sont une denrée périssable, c'est-à-dire qu'un flash audio doit arriver avant l'heure ou avant la demi-heure forcément car après il ne sert plus à rien pour la station. Cela nous demande donc d'encaisser un grand nombre de connexions dans un laps de temps très court. C'est-à-dire 5 ou 6 minutes avant l'heure et 5 ou 6 minutes avant la demi-heure. Il faut donc pouvoir tenir la charge et encaisser afin de desservir tous les abonnés en même temps.
RA : Que pensez-vous du passage d'un système satellite à un système de dépôt FTP ?
S. L. : En termes stratégiques, c'est évidemment l'avenir. C'est-à-dire que substituer des possibilités de faire X nombre de programmes, puisque ce sera déporté chez l'abonné au lieu d'un fil satellite qui est par nature unique et unidirectionnel sans interactivité dessus, je pense effectivement que c'est une carte intéressante à jouer.
RA : Quel est l'intérêt de développer un extranet, puisque c'était aussi une de vos missions ?
S. L. : L'intérêt est évident. Il est d'amplifier les relations entre A2PRL et ses abonnés. Des relations classiques telles qu'on les connaît passaient généralement par téléphone et par email. Nous avons trouvé que les nouvelles technologies Internet se prêtaient à renforcer la relation avec l'abonné. C'est-à-dire de mettre à disposition un certain nombre d'éléments dans l'extranet permettant aux équipes d'A2PRL de répondre abonné par abonné aux problèmes qu'ils peuvent se poser.
RA : En tant que spécialiste de streaming, podcasting et Internet, comment se développe le streaming et le "à la demande" aujourd'hui ?
S. L. : Cela se développe très vite. Disons que le streaming continue à se développer de plus en plus vite puisque nous avons plus de 150 radios qui passent par nous actuellement et cela augmente régulièrement. Le streaming commence à entrer dans les moeurs au-delà de l'effet de mode. Aujourd'hui les stations l'ont intégré comme outil de diffusion au même titre que la diffusion sur le câble, le satellite, la FM et qu'elles seront en DAB ou DRM ou n'importe quelle autre norme à venir, elles ont intégré que le streaming fasse partie d'une diffusion standard et qu'elles doivent y être. La radio est un média et se doit d'être diffusé le plus largement possible. Donc nous avons vraiment assisté à un tournant.
RA : Est-ce que les coûts pourront baisser sans cesse où va t'on arriver à un coût plancher en matière de diffusion sur Internet ?
S. L. : Les coûts baissent chaque année pour l'instant. Maintenant je pense qu'il ne faut pas rêver, on ne peut continuer éternellement à descendre les prix tous les ans sur l'Internet. Nous arrivons actuellement à des coûts plancher et nous allons arriver à une problématique financière qui fait que les coûts ne pourront pas descendre. On assiste aujourd'hui à une émergence de nouvelles connexions. C'est-à-dire un certain nombre de fournisseurs d'accès à Internet qui annoncent de la fibre optique, donc des tuyaux de plus en plus gros côté abonnés. Potentiellement, ils pourront recevoir une meilleure qualité puisqu'ils auront le tuyau pour. La moitié des connexions ADSL en France est en 512 Kb et ça monte très doucement. À l'autre bout, il y a les fournisseurs qui doivent servir leurs abonnés avec des débits de plus en plus importants. Dans le domaine audio, cela ne changera pas beaucoup de choses car des flux de 128 ou 256 Kb, comme actuellement, sont suffisants. Des flux de 1 or 2 Mb n'ont pas grand intérêt. Dans le domaine vidéo par contre, il est clair que l'on va pouvoir commencer à passer à de la vidéo plein écran et ce genre de choses. Maintenant, baisser les coûts me semblent illusoire car les fournisseurs ne peuvent pas éternellement baisser les coûts de bande passante. Il y a des coûts d'infrastructures incompressibles et cette arrivée des fibres optiques chez les abonnés va faire que les fournisseurs vont devoir en face avoir la capacité de diffuser des énormes débits. Il sera donc très difficile de baisser des coûts alors que justement ils devront servir de plus en plus les abonnés. Aujourd'hui il faut aussi réaliser que nous sommes sur des coûts relativement bas. Nos premières offres de streaming sont à 16 euros pour une radio associative. Ce qui a permis de ne plus entendre le discours de certaines radios disant que cela était trop cher, 16 euros par mois c'est abordable pour une radio. Après, effectivement, plus elle a d'audience plus cela lui coûte. Ce n'est pas un modèle broadcast traditionnel. Nous avons maintenant des modèles forfaitaires accompagnant les radios et restant relativement abordables. Mais il ne faut pas oublier que l'audience Internet augmente vite car nous ne raisonnons plus seulement en termes d'ordinateur. Aujourd'hui il a y aussi les terminaux qui se connectent. Nous assistons à une explosion des syntoniseurs IP, ou WiFi ou WiFi syntoniseur qui sont des appareils qui ne sont plus des PC et qui vont se connecter pour écouter la radio. Et il y en a de plus en plus. Nous le voyons aussi dans l'émergence des Home Cinéma que les gens ont chez eux depuis quelque temps, tous les haut de gamme actuels intègre un accès webradio. C'est-à-dire qu'avec votre home-cinéma vous accédez aux 40 000 webradios ou aux radios FM qui sont streamées. Les moyens d'accès explosent. Ce qui veut dire que le nombre de personnes pouvant écouter une webradio va augmenter et c'est la raison pour laquelle les radios AM ou FM ne peuvent plus faire l'économie de ne pas êtres sur le net. Elles ratent un auditoire intéressant sur ces nouveaux modes de consommation.
Philippe Chapot (philippe.chapot_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/66865/a2prl-entretien-exclusif-avec-stephane-lacombe-streamakaci/
Philippe Chapot pour RadioActu
© MédiasActu · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
Flash









