PUBLI-INFO > RadioActu vous conseille 

Envoyez cet article à un ami
Après l'autorisation accordée par le CSA au groupe Lagardère de rebaptiser sa station musicale Europe 2 en Virgin Radio, NRJ Group a sollicité une audience auprès de Nicolas Sarkozy, président de la République. NRJ Group s'estime par ailleurs victime de "discrimination" en Allemagne. Explications.
La prochaine disparition d'Europe 2 au profit de Virgin Radio a provoqué une vive réaction de NRJ Group. Le groupe de Jean-Paul Baudecroux, qui contrôle les stations NRJ, Chérie FM, Nostalgie et Rire & Chansons, s'est ému de l'arrivée prochaine de la marque britannique Virgin en France, et "en apposant son nom sur un réseau radiophonique national et historique et sur une nouvelle chaîne de la TNT, sans qu'elle n'ait jamais participé, au cours de ces vingt dernières années, à un appel aux candidatures". Selon NRJ Group, l'arrivée de Virgin en radio et sur la TNT se traduira par un rajeunissement des audiences de la future Virgin Radio et de la future Virgin 17 sur la TNT. NRJ Group considère que ce positionnement vise directement les cibles traditionnelles de sa "marque fanion". Le groupe NRJ s'est dit "choqué de constater les moyens qui sont donnés pour se déployer en France à une marque qui a bénéficié sur son territoire d'origine d'un protectionnisme - qu'elle a d'ailleurs largement encouragé - vis-à-vis de concurrents comme NRJ, qui n'ont jamais pu bénéficier de fréquences attribuées par les autorités de régulation malgré de nombreuses candidatures". Par ailleurs, NRJ Group a dénoncé le renforcement "systématique" de la couverture de Fun Radio, dans le cadre des appels aux candidatures qui ses sont déroulés dans 5 régions en France. NRJ Group estime que ce réseau, contrôlé par le groupe allemand Bertelsmann, "développe mécaniquement son audience au détriment du réseau NRJ".
Selon le groupe NRJ, "le CSA donne ainsi les moyens à Fun Radio de rattraper la couverture de NRJ, qui se voit ainsi pénalisé malgré qu'il ait su anticiper, par le passé, et prendre les risques entrepreneuriaux nécessaires pour bénéficier d'une large couverture". NRJ Group s'est dit "choqué de voir les autorités publiques françaises encourager la stratégie de conquête d'un groupe qui bénéficie dans son pays d'origine d'un protectionnisme outrancier". NRJ Group, présent en Allemagne en radio sous la marque Energy, souligne que son développement a totalement été bloqué par les autorités de régulation de ce pays. "Nous sommes des européens convaincus, mais pas des européens naïfs", poursuit NRJ Group qui souligne avoir alerté "à de nombreuses reprises" le CSA et les autorités publiques françaises "sur l'absence de réciprocité" dans l'attribution des fréquences entre l'Allemagne et la France. Dénonçant la pression du groupe Bertelsmann en Allemagne contre le développement de NRJ, le groupe de Jean-Paul Baudecroux rappelle que certaines des fréquences rachetées par NRJ en Allemagne lui ont été retirées. "Tout semble fait dans notre pays pour pénaliser sur son propre territoire un groupe français indépendant, alors que dans les pays voisins, les autorités locales protègent et accompagnent le développement des acteurs locaux", déplore NRJ Group. Afin d'exposer cette situation qualifiée de "discriminatoire" et "insupportable", NRJ Group a demandé une audience au président de la République.
Eléa Vidal (elea.vidal_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/76342/nrj-group-jean-paul-baudecroux-en-appelle-au-president-de-la-republique/
Eléa Vidal pour RadioActu
© MédiasActu · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
Flash









