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Alors que ce mercredi 1er octobre a été fixé par le CSA comme date limite de dépôt des dossiers de candidature sur la radio numérique, les grands groupes entendent profiter de cette opportunité pour développer de nouvelles stations. RadioActu fait le point sur ces nouvelles ambitions.
Reportée en mai dernier par le CSA à la demande des opérateurs de radio, la date limite de dépôt des dossiers de candidature sur la future radio numérique avait été fixée au 1er octobre 2008. S'il est pour l'heure difficile de savoir combien de dossiers ont été déposés auprès du CSA, la plupart des grands groupes ont dévoilé leurs ambitions et leurs projets sur le numérique. Une chose est certaine : l'offre radiophonique ne se traduira pas par un enrichissement spectaculaire, en particulier dans les grandes agglomérations. D'autant que l'AM, dont la numérisation est pourtant rendue possible par la norme DRM adoptée par le gouvernement, a été totalement exclue de l'appel aux candidatures du CSA. Par ailleurs, la portée de cet appel, qui concerne seulement une petite vingtaine d'agglomérations, soit environ 30% de la population française, est jugée insuffisante par de nombreux observateurs pour initialiser rapidement la montée en puissance de la radio numérique, qui va nécessiter un renouvellement complet du parc de récepteurs actuels, incompatibles avec la réception numérique. Concernant la diffusion, les opérateurs devront supporter les coûts d'une double diffusion analogique-numérique pendant plusieurs années. Ce coût est évalué à environ 2 millions d'euros par an pour un réseau national. Si les grands groupes supporteront sans difficulté ces coûts supplémentaires, il n'en va pas de même pour les opérateurs régionaux et locaux, et en particulier pour les stations du secteur associatif. Ces dernières attendent depuis près d'un an l'annonce de mesures spécifiques de financement concrètes, pourtant promises par le gouvernement.
Quoiqu'il en soit, on attend à minima une duplication intégrale de l'actuelle bande FM sur la radio numérique. A Paris, où le CSA espère pouvoir autoriser 62 radios numériques, la radio numérique ne devrait pas permettre l'émergence de nouveaux programmes. Tous les grands groupes ont donc fait acte de candidature pour leurs stations actuelles dont elles espèrent à terme compléter leur couverture du territoire, et entendent développer de nouveaux réseaux. Ainsi, le groupe NextRadioTV dirigé par Alain Weill, souhaite développer une nouvelle radio entièrement dédiée à l'économie et une station thématique consacrée au sport, un des piliers actuels de l'audience de RMC. De son côté, Radio Classique a indiqué avoir déposé trois dossiers auprès du CSA. Le premier concerne l'actuelle Radio Classique, les deux autres concernent deux projets de stations thématiques : Easy Classique et Intégrale Classique. La première sera destinée à un jeune public, avec une vocation "à la fois divertissante et pédagogique", reposant sur "la convivialité et l'accessibilité". La seconde diffusera un programme composé d'oeuvres classiques diffusées en intégralité et sans interruption. Elle entend proposer à ses auditeurs "un contenu riche, précis, complet, au service de leur culture et de leur passion", complété par des données associées.
Le groupe RTL, outre sa station généraliste RTL et ses deux stations musicales RTL2 et Fun Radio, a déposé un projet de station thématique. Baptisée Radio 128, cette nouvelle station se définit comme "jeune et urbaine à dominante de contenus". Elle proposera notamment de l'information, des concerts, du divertissement et des émissions de libre antenne, et accordera une place importante aux nouveaux talents et à la création française, a indiqué Jérôme Fouqueray, directeur général de Fun Radio et RTL2. Le groupe RTL entend également développer sur la radio numérique sa webradio sportive, RTL-L'Equipe.
Le groupe NRJ, présent en FM avec 4 réseaux nationaux (NRJ, Nostalgie, Rire & Chansons et Chérie FM) et sur le net avec plusieurs webradios, devrait être candidat à l'attribution de fréquences sur la radio numérique pour trois nouvelles stations, déclinaisons thématiques de ses stations actuelles. Chez Lagardère, qui contrôle les stations Europe 1, Virgin Radio, RFM et Europe 1 Sport, on entend développer la couverture de cette dernière. Acquise par le groupe Lagardère au printemps dernier, Europe 1 Sport diffuse ses programmes en FM sur l'Ile-de-France. Le groupe Lagardère souhaite également mettre en place deux autres projets, avec une station d'information en continu, Europe 1 Tout Info, ainsi que Virgin Radio 100% Rock français, déclinaison thématique de Virgin Radio. D'autre part, selon le quotidien Les Echos, le groupe TF1 entend profiter de l'opportunité de la radio numérique pour diversifier ses activités. Après la prise en régie du GIE Les Indépendants en juin dernier, le groupe s'est porté candidat pour trois stations, dont une radio d'information s'appuyant sur la chaîne LCI.
Le groupe Orbus de Pierre Bellanger, ne développera pas de projets spécifiques à la radio numérique. Selon Satellifax, le groupe a déposé un dossier pour Skyrock et un dossier pour sa station thématique parisienne Chante France. Toujours selon Satellifax, Radio France n'entend pas développer de nouvelles stations, pour "une question de moyens". Radio France, qui a pourtant mis en place plusieurs stations thématiques sur Internet, souhaite avant tout développer la couverture de ses stations actuelles (France Inter, France Info, FIP, Le Mouv', France Bleu, France Culture, et France Musique) et ne jouera donc pas un rôle moteur dans le développement de l'offre de programmes sur la radio numérique.
Le groupe Nova Press pour sa part, a déposé des dossiers pour Radio Nova et la station thématique TSF Jazz sur l'ensemble des zones concernées par l'appel aux candidatures. De même, La Radio de la Mer a annoncé en août dernier son intention de se porter candidate sur la radio numérique. Enfin, seul nouvel entrant déclaré : Goom Radio, le portail de wevradios thématiques lancé il y a quelques jours par Roberto Ciurleo et Emmanuel Jayr, deux anciens de NRJ. Bénéficiant du soutien d'investisseurs, Goom Radio s'est porté candidate pour l'exploitation de trois programmes thématiques nationaux. Par ailleurs, les groupes régionaux n'ont pas fait connaître leurs projets de développement sur la radio numérique. En tout état de cause, ces candidatures représentent d'ores et déjà plus d'une quarantaine de fréquences, sans compter que les stations FM locales et régionales actuelles seront automatiquement autorisées sur la radio numérique. Les capacités de la future radio numérique, notamment au regard de la norme adoptée par la France, ne permettront pas d'accueillir la totalité de ces nouveaux projets, réduisant d'autant l'attractivité de l'offre pour les auditeurs.
Eléa Vidal (elea.vidal_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2008 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.com/actualites-radio/97805/radio-numerique-les-ambitions-des-operateurs/
Eléa Vidal pour RadioActu
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01-10-2008 14:25:21 par Magoo
En gros, la seule nouveauté c'est Goom......SUITE >
01-10-2008 14:30:12 par Alca
Ce n'est pas en diffusant les déclinaisons thémati...SUITE >
02-10-2008 18:03:02 par max
Il me semble qu'il y a aussi Radio Public Santé !...SUITE >
04-10-2008 00:33:23 par PlanNum
Je confirme le mot de Max: Radio Public Santé sera...SUITE >
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