DGMIC – Lancement d’une étude sur les zones peu desservies en FM

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Le 6 septembre dernier, le gouvernement annonçait sa décision de ne pas préempter de fréquences pour Radio France et RFI sur la radio numérique terrestre. Sans remettre en cause le calendrier du CSA pour le déploiement de la RNT, le gouvernement avait alors estimé que « le lancement à grande échelle de la RNT engendrerait des surcoûts significatifs pour les radios publiques, liés à la nécessité devant laquelle elles se trouveraient de diffuser à la fois en modulation de fréquences et en numérique ». Le Ministère de la Culture et de la Communication avait indiqué qu’il se réserve toutefois « la possibilité d’un engagement futur de ces deux sociétés nationales de programme en fonction des résultats des travaux initiés sur le sujet ». Depuis, le CSA a publié la liste des candidats autorisés en RNT à Marseille, Paris et Nice, mais des incertitudes planent encore sur la poursuite des appels à candidatures en RNT sur les 17 autres agglomérations concernées.

En marge de cette décision, le gouvernement a toutefois estimé nécessaire d’ouvrir « une réflexion sur la réduction de la fracture radiophonique » entre les zones urbaines et les zones rurales, ajoutant que « la numérisation du média radio est un excellent instrument au service de cet objectif, et c’est dans cet esprit qu’elle doit être envisagée : il s’agit de proposer une offre de services riche et diversifiée sur tout le territoire, et ce quelles que soient les modalités d’écoute, au domicile comme en mobilité, tout en préservant l’économie parfois fragile des acteurs, en particulier les radios associatives et les réseaux locaux indépendants ». La DGMIC a donc lancé le 30 octobre dernier un appel d’ofres portant sur la réalisation d’une étude sur l’usage de la radio dans les zones peu desservies par la bande FM. Le gouvernement souhaite disposer de données sur la répartition actuelle des services radiphoniques sur le territoire. Selon le CSA, près de 30% des Français, soit environ 19 millions d’habitants, reçoivent moins de 10 stations en FM.

Le gouvernement entend réduire cette inégalité, « afin de proposer une offre riche et diversifiée sur tout le territoire, et ce, quelles que soient les modalités d’écoute, au domicile comme en mobilité, tout en préservant l’économie parfois fragile des acteurs, en particulier les radios associatives et les réseaux locaux indépendants ». Cette étude doit porter sur les complémentarités à rechercher entre la bande FM et les autres modes de réception, qu’il s’agisse de la RNT, de la radio hybride par voies satellitaire et terrestre ou encore de la diffusion sur Internet. Concrètement, cette étude portera sur cinq zones types et sur un axe routier et anaysera principalement les durées d’écoute, le nombre de services accessibles, le type de réseaux utilisés (notamment l’écoute via le satellite ou l’ADSL), les modalités d’écoute (fixe ou mobiles), celles liés aux nouveaux services numériques (podcasts) ainsi que l’articulation avec cette écoute avec la consommation des différents médias. « L’objectif de cette enquête est de dresser des pistes susceptibles de répondre à d’éventuelles attentes des usagers et d’anticiper l’évolution de la demande en matière de services de radio et de modalités de réception », a précisé le gouvernement. Les résultats de cette étude devraient être publiés dans le courant du 1er semestre 2013.


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