Now

235
235

De son propre aveu, Maxwell « n’aime pas le succès et a cherché à s’en préserver pendant longtemps ». Il envisage aussi « d’aller toujours là où on ne l’attend pas et de continuer à surprendre son public ». Ses fans commencent pourtant à bien connaître son univers. Cette soul music saupoudrée de funk et de cuivres, élément de base de la music noire américaine.

Ce prodige, à la voix douce et voluptueuse, a su s’imposer en l’espace d’à peine 7 ans et 3 albums. C’est une sorte d’alliage entre Prince et Marvin Gaye ce qui était déjà flagrant sur son 1er CD « Maxwell’s urban hang suite », va le devenir encore plus dans « Embrya » qui sera un gros succès, grâce notamment au hit « Fortunate ». Entre temps, il aura eu les honneurs d’un « MTV Unplugged » et rares sont les artistes qui y ont droit en n’ayant qu’un album derrière eux ! Il s’est donc accordé un break de 3 ans pour mieux revenir en 2001 avec « Now ». Le son est parfait, toutes les notes sonnent juste et l’on sent une certaine maturité, pour ne pas dire une maturité certaine.

Ce break lui a été profitable et on peut volontiers imaginer qu’il en avait besoin. Ici donc pas de réel concept mais douze chansons et autant d’histoires. Il les a toutes composées (sauf « This woman’s work » qui est une reprise de Kate Bush) et s’est offert les services de Stuart Matthewman à la production (Sade). Il y a aussi Wah Wah Watson, un guitariste qui a longtemps accompagné Marvin Gaye ou Barry White. Côté mélodies, il y a néanmoins du changement. Le hip hop et le rock font leur apparition (à petite dose) et Maxwell se montre quant à lui un peu plus relax, quasiment spirituel. Un bel album donc qui confirme la qualité du bonhomme et sa sincérité. Cela n’est pas si courant que cela.


#Tags de cet article
Optimization WordPress Plugins & Solutions by W3 EDGE