Radio France – Un cahier des charges respecté

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Jean-Marie Cavada ét-é accompagné de François Desnoyers, directeur général délégué chargé de la stratégie et du développement des produits et services, de Claude Norek, directeur général délégué à la gestion et à la production, de Sylvain Anichini, directeur général adjoint chargé des techniques et des technologies nouvelles et de Didier Tourancheau, directeur général adjoint chargé du développement social et des ressources humaines.

Sur le plan financier, l’année 2001 a été à nouveau marquée pour Radio France par une situation économique et financière équilibrée, avec un résultat net comptable de 0,20 millions d’euros. Le chiffre d’affaires de la société a augmenté de 4,8 %, passant de 451 millions d’euros en 2000 à 472,6 millions d’euros en 2001. Etablie à 429,7 millions d’euros contre 411,3 millions d’euros en 2000, la redevance a augmenté de 4,5 %. Les recettes de publicité et de parrainage ont, pour leur part, progressé de 10,5 % en s’établissant à 26,7 millions d’euros contre 24,2 millions d’euros en 2000. Toutefois, elles n’ont représenté que 5,6 % du chiffre d’affaires. Les charges d’exploitation, qui sont passées de 476,7 millions d’euros à 495,5 millions d’euros, ont enregistré une hausse de 3,9 %. L’augmentation des charges de fonctionnement a été contenue à un niveau inférieur à 2 %, à l’exception des charges de personnel qui ont varié de +4 % en raison de l’augmentation de la masse salariale due essentiellement à la création d’emplois dans le cadre de la loi sur les 35 heures et à l’intégration des cachetiers dans le personnel permanent.

L’exercice 2001 s’est principalement caractérisé par la poursuite du Plan Bleu avec l’ouverture de nouvelles antennes locales et de programmes locaux sur le réseau France Bleu (FB Lorraine Nord, FB Azur, FB Poitou, FB Tulle et FB Evreux) et l’extension de la couverture du Mouv’ à Paris et Clermont-Ferrand. A également été mise en place, à la suite de la catastrophe survenue à l’usine AZF à Toulouse le 21 septembre, une radio locale temporaire de solidarité à l’intention des habitants des quartiers sinistrés de Toulouse (M’Toulouse, à partir du 8 octobre).
En 2001, Radio France a poursuivi la restitution de fréquences non utilisées.

Concernant les programmes l’audience, d’une manière générale, en 2001, l’information a exceptionnellement occupé une part plus importante que les années précédentes dans les grilles de programme des chaînes, une situation directement imputable aux événements de portée nationale et internationale qui ont marqué cet exercice.
D’autres aménagements apportés en début d’année et à l’automne aux programmes de la société nationale ont contribué à enrichir le contenu des programmes de France Bleu et du Mouv’ et à renouveler une partie des émissions diffusées sur France Inter, France Musiques et France Culture. Le Conseil a constaté que Radio France avait convenablement respecté les obligations de programme inscrites à son cahier des missions et des charges. La chanson d’expression française est restée majoritaire dans les programmes de variété pris dans leur ensemble, même si elle est apparue en diminution sur le Mouv’ et FIP. S’agissant de la création musicale, les oeuvres d’origine nationale sont restées prépondérantes sur France Musiques et France Culture. Si le nombre de créations diffusées sur France Musiques est resté stable, le nombre de commandes passées par la société à des compositeurs a progressé par rapport à 2000.

Dans le domaine de la création radiophonique, le volume de documents issus des ateliers de création régionaux et diffusés sur France Bleu, RFO et les radios francophones publiques, a enregistré une hausse de 10,6 %. En 2001, l’audience du groupe s’est stabilisée à 28,1 % contre 28,2 % en 2000 et 27,3 % en 1999. France Info a gagné 0,1 point (11,6 % contre 11,5 % en 2000). France Inter a enregistré un repli de 0,4 point (11,1 % contre 11,5 % en 2000). Avec respectivement 1,6 % et 0,9 %, les audiences de France Musiques et de France Culture sont restées stables. Le taux d’écoute du Mouv’ a pour sa part sensiblement progressé à Toulouse (5,2 % contre 4,7 % en 2000) et a plus que doublé à Angers et Valence. Quant à l’audience moyenne de France Bleu en 2001, elle a été de 6,4 %. Radio France a poursuivi le développement de ses programmes et services sur les nouveaux supports de diffusion, notamment la téléphonie mobile et Internet avec le lancement de nouvelles Web radios thématiques permanentes ou temporaires comme La radio des revues de presse et La radio de l’euro.
Parallèlement, la société a continué d’activer la modernisation de l’outil de production. En 2001, ont notamment été numérisées six antennes locales du réseau France Bleu.

En réponse aux questions du CSA concernant l’évolution du paysage radiophonique, les programmes, l’évolution de l’environnement technologique et la vie de l’entreprise, le président Jean-Marie Cavada a notamment évoqué la poursuite de la mise en autonomie budgétaire des chaînes du groupe ainsi que la poursuite du processus de décentralisation avec les antennes locales du réseau France Bleu (ouverture de nouvelles stations, augmentation du programme local de stations existantes, etc.). A cette occasion, le président de Radio France a évoqué le démarrage en octobre de France Bleu 107,1, la City radio de Paris, tout en en précisant la mission et les spécificités par rapport à FIP Paris. Il a par ailleurs évoqué le parc de fréquences non encore en service de la société et justifié la récente diffusion de France Info sur le réseau B ondes moyennes en complément de sa diffusion en modulation de fréquence pour une meilleure couverture géographique. Enfin, a été évoquée la prochaine numérisation de France Inter.


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