Radio Scoop – Le coup de colère de Daniel Perez contre le CSA

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C’est avec « tristesse et colère » que Radio Scoop a découvert, le 16 février dernier, le résultat de l’appel aux candidatures lancé par le CSA en région Rhône-Alpes dans le ressort du CTR de Lyon. À l’issue de ce dernier appel général aux candidatures, la station n’a hérité que de trois nouvelles fréquences, sur de petites agglomérations, et parfois hors de toute logique avec sa zone de couverture actuelle. Radio Scoop a en effet été autorisée par le CSA à Aubenas (Ardèche) sur 107.5 FM, à Bellegarde-sur-Valserine (Ain) sur 98.0 FM et à Tarare (Rhône) sur 100.0 FM. Ces 3 fréquences représentent un bassin de population de 30 000 habitants, « soit une augmentation de la zone de couverture quasi nulle », déplore Radio Scoop. S’estimant « une fois de plus gravement lésée » par les décisions du CSA, Radio Scoop se demande pour quelles raisons elle n’est « pas traitée avec équité ». Elle ajoute que « l’arrivée d’une concurrence supplémentaire sur sa zone de diffusion, sans que celle-ci puisse être compensée par un gain sur de nouveaux territoires, ne manquera pas de lui porter atteinte ainsi qu’à l’équilibre régional entre les radios ».

Radio Scoop explique avoir constaté « depuis longtemps déjà un manque de respect et de reconnaissance de la part du CSA ». Depuis sa création en avril 1982 à Lyon, Radio Scoop n’a bénéficié que de 9 nouvelles fréquences dans sa région. « De l’ensemble des grandes radios régionales, elle est la seule et grande perdante du plan de fréquences » qui vient de s’achever en Rhône-Alpes, indique Radio Scoop. « De quoi s’est rendue coupable Radio Scoop pour être ainsi traitée ? », s’est interrogée la station. Soulignant le fait qu’elle n’est pas qu’un simple « robinet à musique et à voice tracks », Radio Scoop rappelle son caractère de station locale et indépendante dont l’équipe est constituée de 70 salariés dont 20 journalistes encartés répartis sur l’ensemble de sa zone de diffusion. En 2010, Radio Scoop a réalisé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et a enregistré une progression de ses bénéfices, ce qui constitue « un gage de viabilité et de capacité à se développer ». Rappelons toutefois que ces 5 dernières années, Radio Scoop a écopé de 2 lourdes sanctions pécuniaires. En mai 2007, le CSA lui a infligé une sanction pécuniaire de 80 000 euros pour la diffusion de propos à caractère pornographique. Deux ans plus tôt, en mai 2005, elle avait écopé d’une amende de 50 000 euros pour absence de programme local au Puy-en-Velay.

Aujourd’hui, Daniel Perez, PDG et fondateur de Radio Scoop au début des années 80, ne décolère pas contre le CSA. Co-fondateur du GIE Les Indépendants en 1992, il estime que le CSA « a pris une décision grave ». Daniel Perez demande désormais à être reçu par Michel Boyon, président du CSA, et entend obtenir des explications sur les décisions qui ont été prises en région Rhône-Alpes. Radio Scoop estime que les choix du CSA sont « une injustice et une erreur ». La station lyonnaise menace de mobiliser son antenne si elle n’obtenait pas de réponse du CSA ou en absence de « révision des attributions ou en cas de soupçons de favoritisme ». Radio Scoop ajoute qu’elle « usera de tous moyens de recours, y compris judiciaires auprès du Conseil d’État ». Écoutée quotidiennement par 271 000 auditeurs, dont plus de 85 000 auditeurs à Lyon, Radio Scoop estime que ces derniers « se mobiliseront en masse pour soutenir leur radio ». La station a mis en ligne une pétition sur son site Internet, et réclame l’attribution de fréquences à Annecy, Chambéry, Bourgoin-Jallieu, Villefranche-sur-Saône, Valence, Oyonnax ainsi que « dans toutes les villes sur l’ensemble de sa zone naturelle de diffusion, la région Rhône-Alpes ».

Couverture de Radio Scoop en Rhône-Alpes


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