SIRTI – Le rapport Baptiste en question

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Ce groupe de travail avait été constitué en mai 2001 par Catherine Tasca, alors Ministre de la Culture et de la Communication, et avait pour principaux objectifs de s’intéresser à l’exposition de la musique sur les radios, à l’évolution des relations entre les radios les maisons de disques, et particulièrement la place des radios locales, notamment associatives et à la place des producteurs indépendants dans les accords commerciaux qui se substituent de plus en plus aux partenariats artistiques. Selon le SIRTI, « le résultat infructeueux de ce groupe de travail n’est pas surprenant car les radios régionales n’y étaient pas représentées ». Au sein de ce groupe de travail étaient pourtant présents Romain Aparicio, président de IASTAR France (Fédération des radios étudiantes), Dominique Marie, président de la Férarock ou encore Bruno Delort de Radio Nova et président de TSF.

Sur le fond, le SIRTI estime que « l’on a voulu résumer la question musicale à la radio à la question de la programmation des réseaux nationaux, sans mesurer la diversité du paysage radiophonique ». Le Syndicat estime que « les radios indépendantes ont été ignorées et dénigrées, alors même que l’étude Yacast / Sirti montrait leur rôle essentiel à la diversité musicale. » Le SIRTI explique également que « tenter d’obtenir une limitation des rotations, ou d’autres restrictions à la liberté des radios, c’est sans doute moins d’efforts pour les éditeurs de disques que de développer des relations avec tous les acteurs du média radio, et notamment les radios indépendantes régionales ». Cette prise de position est relativement étonnante, quand on sait que la plupart des fortes rotations sur les réseaux nationaux s’élèvent en moyenne à une soixantaine de passages par semaine, alors que l’on relève sur certaines radios adhérentes au SIRTI des rotations pouvant atteindre plus de 120 passages par semaine (source Yacast). Selon le SIRTI, la filière musicale « devra se fonder sur des relations plus équilibrées et respectueuses avec les radios  » et que « la liberté de programmation radiophonique est à la base de l’adhésion du public. »


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