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Une rentrée sous haute tension pour les radios généralistes françaises
La rentrée radio 2025 ne fait pas dans la demi-mesure. Entre transferts spectaculaires, retours inattendus et renforts politiques, les stations revoient leurs grilles à l’aube des grandes échéances électorales de 2026 et 2027. En tête, France Inter muscle sa matinale avec Benjamin Duhamel, transfuge de BFMTV, épaulé par Nicolas Demorand. L’humour reste central avec Bertrand Chameroy et les arrivées de Marie s’infiltre et Daphné Bürki, un vrai renouvellement éditorial.
Face à elle, RTL ne reste pas passive. La radio privée contre-attaque avec l’arrivée d’Anne-Sophie Lapix sur la tranche stratégique du 18h-20h, en remplacement d’Yves Calvi. Thomas Sotto assurera seul la matinale, assisté de Marc-Olivier Fogiel, de retour pour une interview quotidienne et un rôle renforcé lors des temps forts de l’actualité.
Entre culture, divertissement et politique
Les radios généralistes cherchent l’équilibre entre profondeur politique et attractivité culturelle. RTL frappe fort en recrutant Augustin Trapenard pour sa case culture et en confiant à André Dussollier une émission dédiée à la mémoire collective.
RMC, en légère perte de vitesse, ajuste sa grille avec Pascale de La Tour du Pin dès 5h et renforce son pôle sport avec l’arrivée de Jean-Pierre Papin dans l’équipe de Jérôme Rothen. Carine Galli et Jacques Legros rejoignent également la station, qui diversifie ses profils.
Sur Europe 1, la saison 2025-2026 s’articulera entre les voix emblématiques de la station, les nouvelles signatures et les rendez-vous inédits. Des programmes que la station souhaite tourner vers l’échange et l’interactivité avec les auditeurs, comme par exemple « Christine Kelly et vous » du lundi au jeudi de 11h30 à 13h00.
Franceinfo opte pour une ouverture maîtrisée
Moins spectaculaire mais non moins stratégique, franceinfo continue sa mue. Paul Larrouturou, ex-TF1, reprend l’interview politique de 8h30 aux côtés d’Agathe Lambret. Deux figures issues de CNews, Nathan Devers et Paul Melun, intègrent la station en tant qu’éditorialistes, apportant une touche plus clivante à l’antenne publique.
Ce virage éditorial, mesuré mais assumé, confirme la volonté de la station d’élargir le spectre des opinions et de préparer ses auditeurs aux débats des années à venir.
Un mercato sous le signe des élections à venir
Derrière ces mouvements, une ligne claire : les radios se préparent aux grands rendez-vous politiques à venir. Municipales en 2026, présidentielle en 2027… Le mercato de cette rentrée 2025 est déjà tourné vers ces échéances. En recrutant des journalistes politiques, des voix connues du grand public et des figures télévisuelles, les stations veulent asseoir leur crédibilité et capter une audience toujours plus exigeante.
La bataille des ondes est lancée.