A l’écoute de son premier disque l’an passé, un maxi cinq titres « Mapplewood », la révélation ne fût pas immédiate, loin de là ! Avec un premier album digne de ce nom, Ed Harcourt s’impose aujourd’hui comme un louable descendant de Jeff Buckley. On retrouve un peu de cette magie des mots et cette voix autant atypique qu’énigmatique. Le climat est sombre, l’humeur morose et son visage ne s’éclaire que lorsqu’on lui parle de Morphine, Beck, Lou Reed, Randy Newman, Harry Nilsson ou de Tom Waits.

Ce disque est finement ciselé, travaillé, hyper produit et pourtant, il lui manque ce petit quelque chose qui en ferait un chef d’oeuvre. Les bonnes chansons sont néanmoins légion : « God Protect Your Soul », « Those Crimson Tears », « Wind Through The Trees » ou « She Fell Into My Arms ». Est ce partie remise ? Quoi qu’il en soit, avec « Here Be Monsters », Ed Harcourt, prouve -à 24 ans- que l’on devra compter sur lui à l’avenir. Mais n’est ce pas le premier album et les carrières éclair qui -en général- deviennent cultes ?

À lire également

Jacques Dutronc, destin en podcast avec Europe 1

Jacques Dutronc, destin en podcast avec Europe 1

Europe 1 lance ce 24 mars une nouvelle série de sa collection audio “Destins Extraordinaires”, consacrée à Jacques Dutronc. En cinq épisodes et deux bonus, le journaliste Joe Hume retrace, à travers les archives de la station, le parcours d’un artiste devenu icône malgré lui, 60 ans après ses débuts fulgurants.

Lire cet article
Logo de Radio Actu, site d'actualité autour de la radio, du podcast et de l'audio digital