Stephan Eicher arrive inconnu en France en 1983, mais déjà fort d’un disque vendu en Allemagne à plus d’un million d’exemplaires. C’était avec le groupe Grauzone, formé avec son frère. Look punk, underground, qui tranche avec ce qu’il chante alors : « La Chanson Bleue ». Sa carrière hexagonale est lancée, et deux ans plus tard, sort l’album « I Tell This Night » – dont est tiré « Two People In A Room ». L’Olympia suit, un second disque également : « Silence ». Petit à petit, l’électronique fait place à une ambiance plus intimiste, plus humaine. On s’en rend compte dès 1987 avec « Combien de temps ».

Le début des années 90 le consacre grâce à « Engelberg », du nom d’un casino désaffecté en Suisse, transformé en hôtel. Des titres commes « Déjeuner en paix », « Pas d’ami comme toi », « Tu ne me dois rien » en sont issus et sont de gros tubes. Il va enchaîner, suivant le même chemin, loin de son esprit punk rock des débuts. Point d’orgue de cette métamorphose avec « Carcassonne », enregistré dans l’Hôtel de la Cité situé au coeur de la ville médiévale. Philippe Dijan lui signe des textes superbes. Là aussi, c’est une réussite ! « Des Hauts des Bas », « Manteau de Gloire », « Ni Remords Ni Regrets » tiennent à leur tour le haut du pavé. Ce best of permet d’ailleurs de découvrir un inédit – tiré de ces sessions d’enregistrement en 1993 : « Elle Vient Me Voir ».

Les dernières années ont été plus difficiles pour l’helvétique. Mis à part « Mille Vies » il y a cinq ans, le succès n’a pas vraiment été au rendez vous. Il le sera certainement pour cette compilation baptisée « Hôtel*S », en hommage à tous les établissements dans lesquels il a passé une grande partie de ces quinze dernières années. Un coffret collector est également disponible; il comprend notamment des extraits live, des covers et des inédits… Précision importante : tous les titres de ce best of ont été choisis par ses fans via internet.

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