Régine : hospitalisation et dettes, sa petite fille révèle un héritage compliqué
Derrière l'illusion d'une vie de luxe, Régine s'est éteinte ruinée. Sa petite-fille Daphné Rotcajg lève le voile sur l'héritage financier de la star.

Derrière les strass et la réputation de reine indétrônable de la nuit, la réalité financière de Régine s’avérait bien plus sombre. Disparue le 1er mai 2022, la célèbre chanteuse et femme d’affaires a entretenu jusqu’au bout l’illusion d’une vie de millionnaire, masquant une situation de faillite personnelle.
Dans son ouvrage À tout de suite, paru aux éditions Grasset, sa petite-fille Daphné Rotcajg lève le voile sur les dernières années de l’artiste. Elle raconte comment la star s’est retrouvée lourdement endettée, s’appuyant sur la générosité de proches aisés pour financer son quotidien et maintenir ses habitudes coûteuses.
Des dettes colossales refusées par sa famille
Pour préserver son standing, la créatrice de clubs mythiques s’appuyait sur le soutien financier de son entourage. Une solidarité qui n’a pas suffi à éponger ses dépenses. « Sa détermination à toujours aller de l’avant et à monter de nouveaux projets l’a maintenue, mais cela ne lui apportait pas les revenus dont elle avait besoin », explique Daphné Rotcajg. Lorsque l’état de santé de Régine s’est dégradé en 2021, son hospitalisation puis son transfert à la Maison des artistes ont mis en lumière une détresse financière critique. L’organisation d’un retour à son domicile s’est révélée impossible faute de moyens suffisants.
Au moment d’abandonner l’appartement de la chanteuse, la fille de Lionel Rotcajg a découvert l’ampleur des dettes accumulées, nourries par un train de vie au-dessus de ses capacités et des achats compulsifs dans les maisons de couture. Face à ce bilan comptable désastreux, la famille a fait le choix de renoncer à la succession. « Elle m’a laissé des dettes, que je n’ai pas acceptées », tranche fermement sa petite-fille.
L’intimité d’une « mamie rousse » pour ses arrière-petits-fils
Loin des épreuves financières et du tumulte médiatique, l’interprète savait adoucir son caractère fantasque auprès des siens, en particulier de ses deux arrière-petits-fils, Leo et Phoenix. Dans le cadre privé, la reine de la nuit cédait la place à une aïeule aimante et divertissante, n’hésitant pas à chanter et danser pour amuser les plus jeunes.
Cette facette plus tendre a marqué la fin de vie de l’artiste, laissant un souvenir chaleureux aux enfants. « Ils l’appelaient ‘mamie rousse’. Elle a été beaucoup plus présente dans la vie de Leo que celle de Phoenix, qui n’avait pas encore deux ans quand elle est décédée en 2022 », se remémore Daphné Rotcajg.
Bien que le plus jeune fût encore très petit lors de sa disparition, les chansons de l’icône parisienne continuent d’être écoutées au quotidien dans le foyer familial, perpétuant ainsi la mémoire et l’héritage artistique d’une figure inoubliable, au-delà des épreuves financières subies à la fin de son existence.



