Sarah Knafo : après son interview, elle annonce saisir l’Arcom et demander la « mise en demeure de Radio France »
Après son passage sur France Info, Sarah Knafo annonce avoir saisi l'Arcom pour dénoncer son traitement et réclamer le respect des temps de parole.

Sarah Knafo passe à l’offensive sur le terrain médiatique. La députée européenne a annoncé avoir officiellement saisi l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel, pour dénoncer des manquements flagrants aux règles d’équité et de pluralisme politique.
Une décision prise après son passage sur les ondes de FranceInfo, le 28 octobre dernier, durant lequel elle estime avoir été victime d’un traitement partial lors de son interview politique. Dans un message vidéo partagé sur ses réseaux sociaux, l’élue fustige le traitement réservé à sa famille politique et pointe un déséquilibre criant sur les antennes nationales.
Bien décidée à faire respecter les textes en vigueur, elle réclame un contrôle rigoureux du temps de parole et des rappels à l’ordre immédiats contre les diffuseurs accusés de partialité.
Un recours officiel contre le déséquilibre des temps d’antenne
Pour appuyer sa démarche auprès de l’institution, Sarah Knafo s’appuie sur des constats précis. Dans sa déclaration publique, la représentante de Reconquête soutient que les obligations légales de
représentativité démocratique n’est plus garantie sur les chaînes de télévision et les stations de radio.
« Nous constatons une invisibilisation systématique de nos idées et de nos représentants », a-t-elle insisté, dénonçant un décalage flagrant entre les résultats enregistrés lors des scrutins et les créneaux d’invitation accordés en plateau.
Bien décidée à obtenir gain de cause, Sarah Knafo a analysé son passage à l’antenne et a relevé « 73 interruptions en 24 minutes » et un « simulacre de procès avec un bandeau ‘Knafo répond aux accusations’ affiché dès la première minute« . Elle souligne ainsi que les trois obligations que la loi impose au service public, à savoir honnêteté de l’information, impartialité, égalité de traitement, n’ont pas été respectées.
La neutralité du service public directement ciblée
Au-delà de la répartition générale de la parole politique, l’attitude des médias du service public suscite une réprobation particulière. Sarah Knafo a rappelé que l’audiovisuel public est soutenu par l’ensemble des contribuables et se doit donc d’afficher une impartialité exemplaire dans le traitement de l’actualité. L’élue dénonce des lignes éditoriales orientées et demande instamment au gendarme des médias d’exiger le respect scrupuleux des cahiers des charges.
Cette initiative s’inscrit dans une surveillance renforcée envers les rédactions audiovisuelles. L’équipe de la députée affirme vouloir intensifier la vérification des équilibres et n’exclut pas de transmettre de nouveaux signalements si les asymétries de couverture venaient à perdurer dans les semaines à venir.
L’Arcom est désormais appelée à examiner les relevés transmis et à se prononcer formellement sur ces accusations de déséquilibre.
Si le régulateur valide l’existence d’une infraction aux principes du pluralisme d’antenne, des avertissements ou des mises en demeure formelles pourraient être adressés aux directions des chaînes mises en cause.
En attendant la réponse officielle de l’instance indépendante, Sarah Knafo entend maintenir une pression constante sur les acteurs du secteur audiovisuel. Cette offensive relance le débat sur le décompte des interventions partisanes, un enjeu clé de la vie publique à l’approche des grandes échéances politiques.



