Sarah Knafo : interview explosive sur France Info
L'interview de Sarah Knafo sur Franceinfo a tourné au clash face à Simon Le Baron. La station publique soutient ses journalistes et dément toute excuse.

L’ambiance était particulièrement électrique dans les studios de la matinale de Franceinfo ce mercredi 28 octobre 2026. Venue s’exprimer sur l’actualité politique et son actualité éditoriale, la députée européenne Sarah Knafo s’est retrouvée au cœur d’un face-à-face d’une rare intensité avec les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison.
Cet affrontement survient dans un climat déjà lourd pour la station publique, récemment secouée par des débats internes sur la liberté de ton et la démission forcée de Charles Sapin. Durant plus de vingt minutes, l’élue de Reconquête a contesté avec véhémence le cadre fixé par ses interlocuteurs, transformant l’exercice d’information en une passe d’armes frontale.
🇫🇷🎙️ FLASH | « Arrêtez avec l’autoritarisme ! » Un responsable de franceinfo aurait présenté ses EXCUSES à Sarah Knafo après son interview extrêmement TENDUE avec Simon Le Baron et Audrey Tison. Le directeur adjoint de la rédaction aurait dénoncé une « attitude militante » des… pic.twitter.com/3b39ZBAKJs
— Cerfia (@CerfiaFR) 28 octobre 2026
Une passe d’armes virulente autour du drame de Trappes
Le face-à-face a basculé dès la première question, lorsque le journaliste a interrogé son invitée sur l’attaque raciste perpétrée à Trappes, qui a coûté la vie à une personne et fait cinq blessés, parmi lesquels une enfant de 11 ans. Face aux remarques pointant la brièveté de ses réactions publiques, la responsable politique a immédiatement manifesté son agacement : « Vous nous prenez pour qui ? » Devant le refus des présentateurs de donner lecture de l’intégralité de ses messages récents, elle a haussé le ton sur le plateau : « Cette interview commence mal pour le service public. »
Le débat s’est enlisé dans une série d’interruptions mutuelles où les positions de chacun ont été vivement attaquées. Refusant de voir la conduite de l’entretien lui échapper, le présentateur a rappelé à son invitée les règles régissant l’exercice journalistique. Une remarque balayée par l’élue, qui a rétorqué : « Soyez élégant, soyez élégant avec les femmes ! », accusant le duo d’adopter une attitude militante et partisane à son encontre.
Franceinfo réplique et dément toute excuse
Dès la fin de l’émission, la représentante de Reconquête a exporté le conflit sur les réseaux sociaux. Dénonçant l’orientation politique de ses interlocuteurs, elle a vivement fustigé l’antenne : « Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts. » Alors que des bruits de couloir faisaient état de regrets formulés discrètement par la chaîne, la direction de la station publique a choisi de s’exprimer publiquement quelques heures plus tard pour démentir catégoriquement ces allégations.
La chaîne d’information a apporté un soutien total à ses deux intervieweurs, affirmant qu’aucune excuse n’avait été présentée et qu’il appartenait aux professionnels de relancer librement les personnalités politiques.
Dans son message officiel, la station a pris la défense de ses équipes face aux réactions hostiles : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques, les menaces ou les tentatives d’intimidation dont nos journalistes font l’objet sur les réseaux sociaux. » L’entreprise a également déploré la dégradation du dialogue lors de la matinale : « Nous regrettons que cela n’ait pas pu être le cas ce matin, compte tenu d’une stratégie visiblement délibérée de délégitimation du travail journalistique. » Un épisode marquant qui illustre la tension persistante entre le monde politique et les rédactions du service public.



