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Star Academy : conflit entre le château de Dammarie-les-Lys et la SNCF après des incidents

Des arbres du château de la Star Academy sont tombés sur les voies du RER D. Face aux interruptions de trafic, la SNCF cible le propriétaire du domaine.

Star Academy : conflit entre le château de Dammarie-les-Lys et la SNCF après des incidents
Pontet - CC BY-SA 4.0 / SNCF
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Le château de Dammarie-les-Lys ne fait pas seulement parler de lui pour les vocalises de ses nouveaux pensionnaires. Le dimanche 25 octobre 2026, la chute d’un arbre appartenant au domaine des Vives-Eaux a complètement paralysé le trafic ferroviaire du RER D pendant près de six heures.

L’incident s’est produit aux alentours de 6 heures du matin au niveau de Vosves, interrompant la circulation des trains sur l’axe reliant Corbeil-Essonnes à Melun jusqu’en milieu d’après-midi. Alors que les élèves ont réinvesti la célèbre bâtisse le 10 octobre pour le tournage du télé-crochet, et que le rythme s’accélère après l’élimination d’Elija lors des premières évaluations, un important contentieux oppose désormais la SNCF au propriétaire du parc.

Un passif tendu entre la SNCF et le domaine des Vives-Eaux

Cet incident ferroviaire est loin d’être un événement isolé sur ce tronçon d’Île-de-France. Le 9 janvier 2026, au moment du passage de la tempête Goretti, plusieurs arbres issus de cette même parcelle s’étaient déjà effondrés sur les voies ferrées, provoquant une interruption totale des circulations pendant cinq jours. Les dégâts matériels s’étaient révélés particulièrement lourds, avec des poteaux de caténaires pliés qui avaient nécessité de couler de nouveaux massifs de béton pour rétablir la ligne.

Face à ces dégradations répétées, le transporteur a saisi la justice. L’entreprise ferroviaire avait formellement déposé plainte le 14 janvier 2026 après plusieurs démarches restées sans suite et l’impossibilité de faire constater les dommages par un huissier. « La SNCF dénonce un manque de réponse du propriétaire du château de la Star Academy », expliquant avoir envoyé de multiples lettres recommandées et des mises en demeure. Pour faire respecter l’obligation d’entretien des abords ferroviaires, l’entreprise durcit le ton : « Nous étudions aussi l’opportunité d’ouvrir une procédure contentieuse. »

Le propriétaire conteste tout manquement

Installé dans le sud de la France, à plusieurs centaines de kilomètres de la Seine-et-Marne, le propriétaire des lieux affirme n’avoir jamais été prévenu de ces difficultés. L’homme assure ignorer les avertissements du transporteur : « Je ne suis pas du tout au courant de ce qui s’est passé ce week-end ni de cette plainte. » Il précise d’ailleurs avoir demandé que tous les courriers administratifs soient expédiés directement à son adresse personnelle pour assurer leur réception.

Le propriétaire met également en avant les interventions réalisées sur sa propriété après les dégâts du début d’année. Un élagueur professionnel s’était rendu sur le domaine pour expertiser la végétation et avait affirmé que « tous les arbres qui présentaient un risque étaient tombés et que ceux qui restaient ne craignaient rien ».

Surveiller l’ensemble de la propriété reste un défi complexe sur le terrain. Le domaine abrite entre 30 000 et 50 000 arbres et longe les emprises de la voie ferrée sur plus d’un kilomètre, dans une zone où le ballast est situé très en contrebas, empêchant le gardien et le jardinier de voir d’éventuelles branches couchées.

La situation dépasse toutefois les frontières du domaine de la Star Academy, le réseau ayant déjà recensé 70 chutes d’arbres sur ses lignes depuis l’arrivée de la tempête Austen. La compagnie ferroviaire intensifie désormais ses campagnes de sensibilisation auprès de tous les propriétaires riverains pour prévenir de nouveaux blocages sur les voies.

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