Aller au contenu

Angèle absente des NRJ Music Awards, Max Guazzini : « Oui, NRJ peut boycotter une artiste, je l’ai fait avec Madonna. »

Après les accusations de triche et l'annulation de la venue d'Angèle aux NRJ Music Awards, Max Guazzini, ancien patron de la station dévoile les coulisses.

Angèle absente des NRJ Music Awards, Max Guazzini : "Oui, NRJ peut boycotter une artiste, je l'ai fait avec Madonna."
Suivez Radio Actu sur Google

Les coulisses des cérémonies musicales suscitent régulièrement des interrogations de la part des auditeurs et des téléspectateurs. Face aux critiques persistantes sur la sincérité du palmarès des NRJ Music Awards, un ancien dirigeant des programmes de la station a tenu à clarifier le fonctionnement de l’événement lors d’un entretien vidéo.

Entre les rumeurs récurrentes de votes manipulés, les souvenirs marquants d’une époque où des légendes mondiales foulaient le tapis rouge et la réalité concrète du boycott d’artistes sur les ondes de la première radio musicale, ses explications au micro de Karim Sebbouh dans l’émission « On dit tout au Public » du média Public, apportent un éclairage direct sur les coulisses de l’industrie.

Des votes validés par huissier et le souvenir des géants de la scène

Sur la question sensible des trophées remis chaque année en direct de Cannes, la mise au point est catégorique : les votes ne sont pas truqués. Alors que les victoires successives de certaines vedettes suscitent régulièrement des soupçons de complaisance ou d’arrangements commerciaux, l’ancien responsable rappelle que le dépouillement repose exclusivement sur la participation du public, sous la surveillance d’un contrôle juridique strict.

Le regard se fait en revanche plus sévère au moment d’évoquer l’évolution du plateau d’invités au fil des décennies. À ses yeux, la cérémonie réunissait par le passé des personnalités d’une autre stature, citant expressément la présence de Tina Turner et la venue d’Alain Delon lors des éditions historiques. Une comparaison qui souligne le contraste entre ces géants de la culture populaire et les artistes programmés plus récemment sur la scène cannoise.

Le recours assumé au boycott : le précédent Madonna et le cas Angèle

Au-delà de la cérémonie annuelle, les relations de pouvoir entre la station et les interprètes donnent parfois lieu à des sanctions directes. Interrogé sur les tensions entourant la diffusion de la chanteuse Angèle, qui a annulé sa venue à la dernière minute, l’ancien dirigeant assume sans détour les pratiques de la maison : « Oui, NRJ peut boycotter une artiste, je l’ai fait avec Madonna ».

Cette mise à l’écart découle généralement de choix stratégiques imposés par les artistes ou leurs maisons de disques, notamment lorsqu’ils accordent des exclusivités à des médias concurrents. En privant à l’époque la reine de la pop de rotations sur son antenne, la direction entendait rappeler son poids incontournable dans le paysage musical, une méthode d’arbitrage qui s’applique encore aujourd’hui aux stars contemporaines du secteur.

Ces déclarations exposent le fonctionnement interne d’une machinerie médiatique où l’influence commerciale dicte les règles de diffusion. Si l’organisation des NRJ Music Awards garantit la neutralité de ses résultats officiels grâce aux votes populaires, la gestion quotidienne de l’antenne répond quant à elle à des rapports de force permanents.

Qu’il s’agisse d’icônes internationales de la pop ou de nouvelles figures francophones, la programmation musicale confirme qu’aucun statut n’échappe aux représailles d’un réseau lorsque les accords de partenariat ne sont pas pleinement respectés.

Conçu, codé et hébergé en France par DYCAST