Brigitte Bardot : tensions entre Bernard d’Ormale et Max Guazzini après des accusations de maltraitance animale
La guerre est déclarée au sein de la Fondation Brigitte Bardot après des accusations de violences contre Bernard d'Ormale et soupçons de maltraitance animale.

Le climat s’envenime autour de La Madrague. Moins d’un an après la disparition de Brigitte Bardot le 28 décembre 2025, la célèbre propriété de Saint-Tropez se retrouve au cœur d’une bataille ouverte entre son veuf, Bernard d’Ormale, et la fondation créée par l’actrice.
Désormais présidée par Max Guazzini depuis le 16 septembre 2026, l’organisation fait face à de lourdes turbulences, entre révélations sur les conditions de vie des bêtes restées sur place et accusations d’agression physique à l’entrée de la demeure. Entre expulsion contestée et soupçons de négligence, le conflit prend une tournure judiciaire. Le président de la fondation se confie à Public lors d’une interview.
Un portail forcé et un agent de sécurité hospitalisé
L’incident le plus marquant s’est déroulé devant les grilles de la résidence tropézienne. Selon Max Guazzini, Bernard d’Ormale aurait tenté de pénétrer de force sur le domaine au volant de sa voiture. « Il a foncé dans le portail, il a blessé un homme de sécurité qui est allé à l’hôpital, qui a porté plainte », a affirmé le président de l’organisation. L’agent blessé a engagé des poursuites, poussant l’institution à verrouiller définitivement les accès et à changer les serrures de la propriété.
La tension couvait déjà depuis plusieurs mois autour de la succession. Le veuf de l’actrice, sommé de quitter les lieux dont a hérité la fondation, contestait les démarches engagées et souhaitait récupérer ses effets personnels. Les reproches portent également sur la disparition de la Mini Moke historique de la comédienne, un véhicule emblématique introuvable depuis plusieurs semaines. L’ancien époux bénéficie de la présomption d’innocence face à ces accusations d’intrusion violente.
Négligences animales : la fondation rejette la faute sur les employés
En parallèle de cet affrontement, l’état des animaux laissés à La Madrague suscite une vive controverse. Des signalements récents ont pointé des bêtes blessées, des chats en état de dénutrition et des défaillances sanitaires majeures au sein de la propriété varoise. Face à ces constats, Max Guazzini a formellement réfuté tout manquement de sa structure, pointant du doigt les personnes chargées du quotidien de l’actrice.
« Brigitte était malade. Il y avait des personnes qui étaient chargées de s’occuper des animaux. Ils ne l’ont pas fait, ils l’ont mal fait, c’est tout », a insisté le dirigeant. Il maintient que la faute incombe uniquement au personnel de maison : « Ce n’est pas la Fondation, ce sont les employés de Brigitte qui n’ont pas fait leur travail ». Un gardien a d’ailleurs été licencié dans la foulée de ces révélations. Les bêtes rescapées, dont les chiens transférés à Bazoches, ont depuis été prises en charge.
Pour défendre son action, la direction met en avant l’activité globale de son réseau, fort de 300 salariés et de plus de 13 000 animaux pris en charge dans 70 pays. Max Guazzini dénonce une exagération de la situation et réfute toute défaillance structurelle au sein de l’institution.
Ce double dossier, mêlant dépôt de plainte pour violences et polémique sur le bien-être animal, fragilise brutalement la mémoire de l’icône française. Alors que les démarches judiciaires suivent leur cours, La Madrague demeure désormais fermée et placée sous haute surveillance.



