Aller au contenu

Interview de Sarah Knafo : accusations de comportement militant et soutien de la SDJ

Après une interview très tendue avec Sarah Knafo sur Franceinfo, la SDJ de Radio France apporte son plein soutien aux journalistes pris pour cible.

Interview de Sarah Knafo : accusations de comportement militant et soutien de la SDJ
France Info
Suivez Radio Actu sur Google

Le ton est monté d’un cran sur le plateau de la matinale de Franceinfo ce mercredi 28 octobre. Reçue pour un entretien politique d’environ 25 minutes, la députée européenne du parti Reconquête Sarah Knafo s’est retrouvée au cœur d’un vif échange avec les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison.

Entre rappels à l’ordre en direct et passes d’armes verbales autour des sujets d’actualité, l’échange a rapidement pris des allures de confrontation ouverte. Face aux vives réactions sur les réseaux sociaux et aux rumeurs d’excuses en coulisses, la direction de la station ainsi que la Société des journalistes de Radio France ont immédiatement réagi pour défendre leurs équipes.

Un face-à-face électrique en direct

Dès les premières minutes de l’entretien, l’atmosphère est devenue particulièrement lourde entre l’élue et ses interlocuteurs. Interrogée sur ses récentes déclarations, Sarah Knafo a exigé que la journaliste Audrey Tison lise l’un de ses messages dans son intégralité. Une requête aussitôt écartée à l’antenne par Simon Le Baron, qui a tenu à fixer le cadre de l’exercice : « Madame Knafo, ce n’est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. »

La représentante de Reconquête a immédiatement répliqué sur le même ton pour dénoncer le traitement qui lui était réservé : « Cette interview commence mal pour le service public. » Durant les 25 minutes de l’entretien, la tension n’a pas faibli, l’invitée reprochant aux journalistes leur posture, tandis que les deux intervieweurs poursuivaient leurs relances sur l’actualité politique.

Polémique sur les réseaux sociaux et soutien de Radio France

Dès la fin de la diffusion, la députée a partagé son agacement en ligne. Elle a ainsi dénoncé la teneur de son passage dans les studios : « Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts. » Poursuivant sa critique de l’exercice, elle a ajouté : « Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai. »

Alors que des affirmations évoquaient la présentation d’excuses internes à la suite de la séquence, la station a publié une mise au point officielle pour démentir tout regret formulé auprès de l’invitée. La direction a apporté son appui total au duo d’antenne : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques, les menaces ou les tentatives d’intimidation dont nos journalistes font l’objet sur les réseaux sociaux. »

Dans le même temps, la Société des journalistes de Radio France a pris la parole pour soutenir ses confrères face aux critiques. L’organisation a qualifié de « pures inventions » les rumeurs faisant état d’excuses de la rédaction, rappelant que les deux professionnels avaient accompli leur mission face à une invitée réticente à l’exercice.

Dénonçant une vague de cyberharcèlement visant l’équipe de la matinale, la SDJ réaffirme la légitimité des journalistes à interroger, relancer et confronter les personnalités politiques à leurs propos, sans céder aux pressions extérieures.

Conçu, codé et hébergé en France par DYCAST