Julie Ollivier : la première à porter plainte contre Cauet se suicide à 28 ans
Julie Ollivier, première plaignante à avoir accusé Cauet de viols sur mineure, s'est suicidée à 28 ans. Sa famille entend poursuivre son combat judiciaire.

L’annonce a provoqué une onde de choc et une vive émotion. Julie Ollivier, première femme à avoir porté plainte contre l’animateur Cauet pour viols sur mineure, s’est suicidée le 2 novembre 2026 à l’âge de 28 ans.
C’est l’association MeToo Media qui a révélé la tragique disparition de la jeune femme ce vendredi 6 novembre. En novembre 2023, sa démarche judiciaire initiale avait mis en lumière de lourdes accusations, marquant un tournant décisif alors que l’affaire autour de Cauet suscite une attention médiatique considérable et continue de secouer le monde de l’audiovisuel.
L’émotion et la sidération des proches de Julie Ollivier
Au sein de l’association MeToo Media, dont la victime était membre active, la douleur est immense. Sa fondatrice, Emmanuelle Dancourt, a exprimé la détresse du collectif face à cette disparition brutale. « On est dévastés, on est dans la sidération », a-t-elle déclaré, soulignant la proximité de la jeune femme avec les équipes et les amies qu’elle s’y était faites. L’incompréhension domine d’autant plus que Julie Ollivier semblait remonter la pente dans les semaines précédant le drame. « C’est une période où on pensait qu’elle allait mieux », a ajouté la responsable associative, profondément marquée par cette nouvelle.
Son avocate, Me Helin Köse, a elle aussi fait part d’une tristesse infinie tout en saluant la mémoire d’une femme engagée qui a eu le courage de porter sa parole jusqu’au bout. L’avocate a confirmé que la disparition de la plaignante ne mettrait pas un terme aux démarches engagées devant la justice. La famille de la défunte a en effet pris la décision de poursuivre le combat judiciaire et se constituera partie civile dans l’information judiciaire instruite à Paris. Face à la pression médiatique, le conseil de la famille a lancé un appel à la retenue : « Notre seul souhait est que son deuil soit respecté ».
Une procédure judiciaire complexe qui se poursuit
Les faits dénoncés par Julie Ollivier remontaient à novembre 2014, lors d’un déplacement à Genève, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Elle accusait le comédien de l’avoir violée, faisant état d’autres agissements subis jusqu’en 2022. Ces révélations avaient conduit à la mise en examen de l’ancien animateur de NRJ en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle sur quatre femmes, dont trois étaient mineures au moment des faits. Dans le dossier concernant Julie Ollivier, l’homme de 54 ans est également mis en examen pour corruption de mineurs.
De son côté, Cauet conteste fermement l’intégralité des accusations portées à son encontre depuis le début de la procédure. L’animateur avait d’ailleurs répliqué sur le plan juridique en déposant plainte contre la jeune femme pour diffamation, tentative d’extorsion et cyberharcèlement. En réponse aux attaques subies en ligne, Julie Ollivier avait elle-même déposé une nouvelle plainte en juillet 2025 pour cyberharcèlement, atteinte à la vie privée et violation du secret de l’instruction. Le 14 octobre 2026, la juge d’instruction en charge du dossier avait procédé au premier interrogatoire de l’animateur depuis sa mise en examen.
La mort tragique de Julie Ollivier constitue une épreuve douloureuse pour ses proches et pour l’association qui l’accompagnait depuis ses premières démarches. Alors que les investigations se poursuivent sous la direction des magistrats parisiens, la détermination de sa famille à se porter partie civile réaffirme leur volonté d’obtenir toute la vérité sur cette affaire.
Malgré la disparition de la première plaignante, le dossier d’instruction contre l’animateur reste ouvert et continue d’examiner l’ensemble des plaintes déposées par les différentes victimes dans cette procédure complexe.




